Avertir le modérateur

« Un congrès qui commence mal | Page d'accueil | Je ne sais pas »

11/04/2008

Le communisme de Jésus et le socialisme de Jaurès

Par Philippe Gailhardis

L’une des choses qui m’ont le plus choqué en porte-à-porte, au moment des présidentielles, c’est l’image injuste, profondément malveillante, que beaucoup de Français, de droite et d’extrême gauche, se font des socialistes.

e32e992700c366fce7ceb37cbd0ff83f.jpg
Dessin d'un discours de Jean Jaures a l'Assemblee Nationale (SIPA)

 

Pour les gens de droite, nous serions tous des fonctionnaires, nourris aux frais du contribuable, et ne rêvant que de traire les vrais travailleurs au profit de feignants venus de toute la planète. Sans oublier de persécuter la religion ni d’encourager les resquilleurs et les délinquants, tout en enfilant des colliers de trombones pour passer le temps en attendant la fin de la journée (vers 16h45).
C’est d’autant plus injuste quand vous vous rendez chez ces braves gens dans le but de leur exposer un Pacte Présidentiel qui commence par l’impératif de réduire la dette publique, poursuit par la nécessité de réformer l’Etat afin que «un euro dépensé soit un euro utile », affirme haut et fort la nécessité de soutenir les PME et l’innovation, et ne concède aucun droit nouveau sans nouveau devoir, assaisonnant le tout d’un soupçon d’ordre juste. Principe du «donnant – donnant»! Et quand, de plus, le camarade qui vous accompagne n’est pas un fonctionnaire comme moi (faute avouée…) mais un authentique et peu baba cool chef d’entreprise!
Vous essayez de lutter contre les idées reçues mais, très vite, vous vous rendez compte que c’est peine perdue. On ne vous croit pas. On sait mieux que vous, pauvre naïf, ce qu’est le parti socialiste ! Et vous vous apercevez alors que votre interlocuteur ne voit à travers vous que votre propre caricature. Ce n’est pas à un socialiste d’aujourd’hui qu’il pense s’adresser, pas même à un crypto-socialo tendance Epinay. C’est à un chrétien des premiers âges. Il vous prend pour une sorte de Jésus!


Qui vouait tous les riches au feu éternel? Jésus!

Qui dénonçait le travail comme une perte de temps? Jésus!

Qui s’en prenait avec virulence à la religion, au point de chasser du temple les marchands qui fournissaient les pèlerins en offrandes, sans lesquelles il n’y avait plus de culte judaïque ? Et qui méprisait à ce point les bigots qu’il leur préférait encore les percepteurs de l’impôt romain ? Jésus toujours, par la voix du percepteur Matthieu.

Qui, finalement, nous proposait un idéal authentiquement communiste, version hippie : vivre comme « les oiseaux du ciel », tout nu, sans argent, en ne se consacrant qu’à l’amour ? Idéal dont Lénine a fait le goulag et notre société marchande, meilleure fille, le club Méditerranée…

Evidemment, notre programme ne ressemblait pas du tout à ça, hélas, même s’il arrive à notre premier secrétaire d’avouer qu’il «n’aime pas les riches» (mais on est toujours le riche de quelqu’un, et lui-même passerait pour Crésus aux yeux d’un smicard). Et à l’une de nos plus fines sociologues, Dominique Méda, de voir dans le travail «une valeur en voie de disparition».

Non, notre programme était celui d’un parti de gouvernement, applicable de suite, contrairement aux inapplicables largesses aux copains nommées «paquet fiscal». Mais peu importe. Puisque nous sommes la gauche, nous sommes forcément ignares en économie, champions du désordre, paniers percés. Et le redressement des comptes de la sécu, la balance commerciale bénéficiaire, la réduction de la dette, les 2 millions d’emplois créés sous Jospin, n’y changent rien. Le débat politique ne se livre pas dans la réalité. Il a lieu au ciel des idées platonicien, là où les socialistes sont à jamais des chrétiens du club Med et par ailleurs fonctionnaires. Drôles de chimères!

Mais le pire reste à venir pour le militant du porte à porte. Car ce que la droite nous soupçonne d’être, c’est précisément ce que l’extrême gauche nous reproche de ne pas être ! Pas assez étatistes, trop gentils avec les patrons, trop mous à l’égard de l’impérialisme, trop répressifs envers les innocentes victimes du capitalisme qui mettent le feu aux bus ! La RATP à la géhenne !
Alors, pas étonnant que, renvoyés à tant de caricatures, les socialistes éprouvent aujourd’hui une violente crise d’identité. Positivons la en nous disant que nous traversons notre crise d’adolescence. A moins que nous n’en soyons au stade du miroir. L’avenir nous sourit…

Que signifie «être socialiste» au bout du compte? Jaurès l’a dit: c’est vouloir comprendre le réel pour aller à l’idéal. Il y a du Hegel là-dessous…

Aucun socialiste digne de ce nom ne considèrera jamais le capitalisme comme la fin de l’histoire et le meilleur des mondes possibles. Mais aucun ne croira jamais que l’injustice et la misère pourront disparaître à la suite d’une grève, d’une grosse manif, ou parce qu’on aura remplacé la démocratie parlementaire par le pouvoir des soviets.

Parce que nous avons cette double face de Janus, un visage tourné vers la pesante réalité, un autre vers les oiseaux du ciel, on nous accuse facilement de duplicité, de trahison, de «molletisme». La vérité, c’est que nous sommes peut-être les seuls à nous être fixés la tâche d’assumer la complexité du monde.


Partager cet article avec:

Partager cet article sur Facebook  Ajouter dans Technorati  Ajouter dans Delicious  Partagez sur MySpace  Voter pour cet article dans Wikio  Partager avec Digg  Partager sur Fuzz   partager sur Diigo 

Commentaires

L'héritage miterrandien nuit encore aux socialistes, faudrait changer de nom.

Écrit par : Fran | 11/04/2008

Bonjour, pour commencer bel article, même si je n'ai pas trop compris la comparaison avec Jésus...
Effectivement, je pense que le programme du PS était relativement "soft" et équilibré. Malheureusement, les faits, que ce soit les mots de S. Royal ou de son ex-compagnon ou les actions locales, n'ont pas apporté de crédibilité à ce projet qui ressemblait plus à une façade.
Mon avis est qu'il est nécessaire d'équilibrer les obligations et dus de chacun, le PS ayant une action peut-être un peu plus "sociale" que l'UMP. Néanmoins, les gens qui comme moi travaillent ont de plus en plus de mal à comprendre que, sous prétexte d'égalité, on donne sans cesse de nouveaux droits à des personnes qui ne sont pas toujours "exclues" ni à aider socialement.
Sur la question de l'impôt, ce qui a discrédité le PS à mes yeux est les réactions vives sur une baisse de l'Impôts sur le Revenu proposée par la droite, sous l'unique prétexte que la mesure était inégalitaire car plus de 50 % des personnes ne paient pas l'IR. Pour mémoire, la déclaration de 1789 prévoyait que chacun paye un impôt suivant ses possibilités (même symboliques), et non pas qu'une partie paie l'impôts alors que l'autre ne paie rien, question justement d'égalité.
Sur la question du logement, je n’ai entendu que le besoin de nouveaux logements HLM, mais absolument pas un contrôle des pratiques. Par exemple, j’ai très peu entendu parler d’allocataires HLM qui étaient remerciés (avec ménagement bien sûr) une fois qu’ils atteignaient le seuil de ressources ; seule une sur-côte assez gentillette est appliquée, mais personne ne doit bouger. Est-ce réellement une égalité ?
Pour conclure, le PS doit et devra toujours représenter une vision plus sociale face à l’UMP. Néanmoins, il ne faut pas qu’il se perde en un besoin détrousser les uns pour aider à tout prix les autres sur des questions de court-terme, mais plutôt à guider les défavorisés pour retrouver une vie normale et surtout durable, car comme dit le dicton de Confucius « Quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que de lui donner un poisson. »
Cordialement,

Écrit par : Laurent | 11/04/2008

C'est peut être ça qui explique que face au gouvernement d'une droite dure, l'opposition a longtemps été inexistante depuis 1 an.
Puisse la motion de censure sonner le réveil de la gauche socialiste.
Cordialment
elmone
Quand je pense que Fillon stigmatise l'opposition du PS .....C'en est presque risible !

Écrit par : elmone | 11/04/2008

bon maintenant qu'on sait ce que ne serait pas le PS selon vous, on pourrait savoir ce que vous pensez que c'est? Parce que vu d'un oeil extérieur ça ressemble plutôt à la description que vous en faisiez à savoir spolier le travailleur pour engraisser une caste de fonctionnaire et autres assistés.

Écrit par : Che_Guevarra | 11/04/2008

Vous manquez de profonde culture biblique..

Écrit par : Guillaume | 11/04/2008

Le problème du parti socialiste, c'est qu'il hésite entre une politique social libérale et une société plus à gauche. C'est sûr que les médias transforment les idées des socialistes et font tout pour que les idées sociales libérales deviennent majoritaires avec Ségolène ROYAL. Sinon les réflexion comment est vu les socialistes ( on pourrait dire de même des communistes et de l'extrême gauche ) est intéressante. Je suis d'accord avec vous que Jésus serait aujourd'hui de gauche et même plutôt d'extrême gauche, mais les religions c'est fait pour être utilisé par les pouvoirs en place et les idéologies qui dominent

Écrit par : Alain | 11/04/2008

Ce qui est marrant c'est que vous faites ce que vous dénoncez, la droite nous comprend pas, l'extreme gauche non plus, et vous les comprenez pas de la meme facon que vous dites qu'ils ne vous comprennent pas.
Je pense que le problème est plus profond, c'est normal qu'il y ait des crises d'identité puisqu'on essaie de mettre des identités bien définies à chacun alors qu'on en a chacun une propre; alors à moins d'accepter de ne plus se remettre en question (bêêê) il est impossible d'adhérer entièrement à une idéologie et de dire amen.

Sortons des schémas pré établis, innovons, remettons nous en question, et ainsi nous avancerons...

Écrit par : Brogol | 11/04/2008

jesus n' etait rien de ce que vous dites,cette comparaison est lamentable,vous faites partit de l'etablishment et de ceux qui ont trahits notre peuple ;vous agissez contre nos interets ,c'est les bobos et les fonctionnaires,les inactifs volontaires qui sont votre clienteles , vous etes plutots les marchands du temple avec tout mes respects (un ouvrier )

Écrit par : arno | 11/04/2008

Je ne crois pas que Jésus soit pour le divorce, ni les unions libres, accompagnés de mensonges, quand on sait que Ségolène et François n'étaient plus ensemble depuis au moins 2 ans avant l'annonce officielle.
Je ne crois pas que Jésus était pour la libéralisation sexuelle comme elle a été prêchée par nombre de socialistes en 68.
Je ne crois pas que Jésus soit pour le mariage et l'adoption des homosexuels, car l'homosexualité est fortement décriée dans la Bible. Cependant, Jésus aime les homosexuels, il est mort en rançon pour leurs péchés.
Je ne crois pas que Jésus soit pour l'avortement, puisque l'avortement est le sacrifice d'une vie humaine au dieu Baal (les avortons sont brûlés, comme c'était le cas dans le culte rendu à Baal).
Je ne crois pas que Jésus disait "tolérance", car il disait "aimez vous les uns les autres".

J'ai donc du mal à croire que Jésus puisse être socialiste...

Mais en effet, vous avez raison, les communistes n'ont rien inventé, la vie communautaire, la solidarité existait, je vous renvoie au livre des Actes des Apôtres.
Le socialisme n'a rien inventé : l'idée d'un monde en paix entre toutes les nations existe, c'est même une des prophéties de l'Apocalypse.
Les écologistes n'ont rien inventé : il suffit de relire les psaumes, et le fait qu'il fallait rendre un culte à Dieu lorsque l'on tuait un animal, tout le contraire de la chasse ou des OGMs!

Enfin, Jésus ne blasphémait pas son père comme l'idéal socialo-communiste qui dit "un monde sans Dieu"...
Ceci dit, il est mort pour vous aussi, car Il vous aime!

Écrit par : Christophe | 11/04/2008

de tout coeur avec le commentaire de Christophe

Écrit par : daniel | 11/04/2008

Il y a beaucoup trop de vrai dans ce que vous prétendez faux, même si très stéréotypé à la limite de la caricature.

Ce qui nuit considérablement et avant-tout au PS, c'est cette façon de se justifier par un idéal quitte à renier la réalité. Le PS a peur de parler du monde réel. Le PS a peur de se confronter au monde réel. Le PS a peur de gouverner le monde réel.

Mais cela s'explique. Jospin s'y est essayé, en étant assez bon à le faire, et il a été liquidé. Cela ne peut que dissuader tout politicien de suivre la même voie, et pourtant il n'y en a pas d'autre. Ce n'est pas parce qu'on a perdu tous les réalistes, partis voir ailleurs, qu'il faut laisser dormir les rêveurs. Mais Jospin aura été crucifié en vain, il aura commencé à moderniser la pensée d'une partie de l'electorat de gauche, qui aura par la suite été voir ailleurs à défaut de trouver à gauche un discours en phase avec leur perception nouvelle d'un monde réel.

Et on en revient à ce grand défaut de la gauche modérée, qui est cette façon de feindre de ne pas voir les problèmes auquels elle n'ose pas proposer et affirmer une solution qu'elle serait capable d'appliquer. Exemple le plus sensible : quelle serait la politique migratoire d'un PS aux responsabilités ? Personne ne le sait CLAIREMENT. Régularisation massive ? Si oui, il faut le dire, l'assumer, l'expliquer, le défendre. Si non, il faut aussi le dire, et justifier pourquoi dans le monde réel, une telle solution ne serait pas envisageable. Que ce soit l'aile droite ou l'aile gauche qu'il faille convaincre, peu importe, dans tous les cas, une proposition ne saura jamais satisfaire uniformément la majorité, mais l'electorat est suffisement intelligent pour reconnaître les bons arguments et se laisser convaincre, pour peu que l'on s'y essaye.

L'electorat est intelligent, voilà encore une autre vérité à admettre de la part de la gauche. Une vérité d'une importance capitale, car pour l'instant, on ne peut pas dire que le fait de considérer comme des moutons écervelés ceux qui ne partagent pas vos opinions est une marque de respect envers la démocratie. L'intelligence c'est quelque chose de neutre, et de présent en chacun de nous, l'ouvrier a le même cerveau que le cadre bobo, mais pas la même histoire. Et il vaut mieux faire appel à la capacité de raisonnement, au jugement individuel pour convaincre. L'émotion perd de sa substance à travers le temps et la raison prend le relai.

J'aime penser que lorsqu'on a fait ses choix en mesurant toute l'étendu de leurs implications, en connaissance de cause, en étant capable de les comprendre pour soi, de se les expliquer, alors il n'y a rien de plus facile que de les défendre, et de les partager.

Et il faut ensuite dire ce qui compte être fait, il faut le dire clairement et sans détour, plutôt que de le murmurer à peine ou de se contenter de dénoncer ce que l'autre, au moins, propose. A quand la gauche décomplexée ? Décomplexé ne signifie en rien affirmer une ligne dure, mais bêtement à assumer une politique sans zone d'ombre que l'on affirme sans en avoir honte.

Écrit par : Stairway to heaven | 11/04/2008

L'article est pas mal, et ceux qui comprenne que l'article est fait pour dire que le PS est fait pour assisté encore plus les assistés qui sont bien de ne rien faire en étant payer n'ont rien compris... réfléchissez avant de parler... Vous montré les fonctionnaires du doigt mais maintenant que GDF est privatisé, le prix du gaz monte en flèche... lorsque la SNCF sera privatisé il y en a plus d'un qui va pleurer... alors tout ce que j'ai vu dans la pluprt des autres commentaires, se ne sont que des remarques haineuses...

La comparaison Jesus/PS est plutôt marrante... je ne m'y connais pas assez en théologie chrétienne pour pouvoir faire plus, mais j'ai trouvé la comparaison sympa...

Écrit par : tibo | 11/04/2008

Pareil que Christophe, je n'aurai pas mieux ou plus dit que lui.
Comparaison n'est pas toujours raison. Je ne vois pas du tout le PS comme une sorte de représentation de Jésus !

Écrit par : Nathalie | 11/04/2008

Christophe confond ce que proposait réellement Jésus et ce qu'en a fait les religions chrétiennes. Le droit à la contraception, le droit à l'homosexualité, le droit à l'amour ( et donc du divorce ), le droit à l'avortement ( le droit d'avoir les enfants qu'on désire ) ... seraient certainement des valeurs défendues par Jésus aujourd'hui. Jésus a été condamné et exécuté en tant que révolutionnaire et non pas en tant que fils de Dieu

Écrit par : Alain | 11/04/2008

Tout cela est tout de même très caricatural !

Nul ne contestera au PS des idéaux humanistes et progressistes. Néanmoins le rapport au réel y reste diffus. Entre sigmatisation des autres politiques, relatif refus de voir la réalité des choses en face (à titre d'exemple un des commentateurs se demande quelle serait la politique migratoire du PS.. très très bonne question), clientélisme, traitement *social* du chômage, 35 heures mise en place à l'arrache (plus idéologique que pragmatique, tout cela)

Je pense tout simplement que les français n'y croient plus. Il ont perdu la foi en le PS (pour demeurer dans un contexte religieux).

Un bref coup d'oeil à la courbe d'évolution de la dette permet de bien comprendre les choses.. En sortie du gouvernement de VGE : la dette représentait ~25% du PIB. En sortie des gouvernements Mitterand : ~60%. Après il est certain que les gouvernements successifs de Jacques Chirac n'ont pas aidé puisque ce taux est passé à ~65%.

Mais dites moi, attendez..

QUI est-ce qui est descendu dans les rues en 1995 pour bloquer le train de réforme d'Alain Juppé (qui visait précisément à stabiliser la dette). Qui ? Mmmh.. sacrée responsabilité, tout de même..

Quant à Lionel Jospin, homme que je tiens en très haute estime, deux choses :

- en premier lieu : ses bonnes performances s'expliquent avant tout par un contexte économique très favorable (il serait bon de le souligner, non ?), plus que par ses mesures.

- en second lieu : voir que le PS tenait là un personnage d'envergure, et constater que le 'peuple de gauche' n'a même pas été foutu de le qualifier pour le second tour.. cela laisse songeur, non ?

Pour finir je dirai qu'il y a, au PS, des hommes et des femmes hautement valables (Valls, DSK, Hollande, Guigou, Védrine et pourquoi pas même Ségolène Royal..). Mais à côté de cela il y a une bande de tocards (et tous leurs amis) dont personne ne veut (Mélanchon, Sapin, Fabius..). Cette dernière faction est hautement rédhibitoire. Les centristes (comme moi) refuseront toujours de voir ces gens revenir aux affaires, et continueront de voter au centre.

Écrit par : Zurg | 11/04/2008

Jésus a été crucifié parce que justement Il a confirmé qu'Il était bien le fils de Dieu et donc Dieu. Une déclaration sanctionnée de mort par le Sanhédrin. Il serait bon avant de répondre de lire les évangiles. Je suis sur que vous seriez étonné de découvrir la personnalité de Jésus et que nos politiciens et nos idéologies d'aujourd'hui sont si petits et dans leurs gestes et leurs messages. Si Jésus étais parmi nous Il aurait délivré le même message et Il aurait été crucifié exactement de la même manière parce qu'il aurait dit tout simplement la Vérité.

Écrit par : Guillaume | 11/04/2008

Hou là là. Mon intention, en rappellant le caractère révolutionnaire de Jésus, n'était pas d'ouvrir une discussion théologique, mais seulement de suggérer qu'il y a une continuité dans la pensée occidentale, greco-judéo-chrétienne. Mais c'est un trop vaste sujet pour un blog.
Je ne voudrais pas heurter votre croyance, cher Guillaume, mais puis-je me permettre de vous recommander la lecture d'un petit bouquin, "Jesus contre Jesus", fruit du travail de 27 chercheurs et théologiens de toutes tendances. Il en ressort que le Yoshua historique n'a pas grand chose à voir avec celui fabriqué peu à peu par l'Eglise et qu'il est hautement douteux qu'il se soit prétendu Dieu. Bien sûr, rien de ce qui est écrit n'est "vérité d'évangile", mais cela mérite au moins d'en prendre connaissance, d'autant que cela se dévore comme un roman. La personne de Jésus est bien trop passionnante pour qu'on se contente de la version catholique romaine du sujet.
Concernant les critiques adressées au parti socialiste, elles ne sont pas toutes injustifiées, hélas. Mais taper sur le PS est tellement devenu un sport national que j'avais envie, pour commencer ce blog, de "positiver" un peu.

Écrit par : P. Gailhardis | 11/04/2008

vive jésus !

Écrit par : seb.paris | 11/04/2008

Encore un article écrit par quelqu'un qui n'a jamais ouvert la Bible

Écrit par : Jean-Paul | 11/04/2008

Laissons le PS mourir, il n'ira, de toutes façons, pas bien loin.
L'avenir viendra de la droite et du libéralisme, certainement pas du socialisme et encore moins du communisme.


http://discut.forumdediscussions.com

Écrit par : Norbert | 11/04/2008

mon pauvre Norbert, es tu aussi aveugle pour ne pas voir la misère que nous cause ton libéralisme de droite comme de gauche, d'ailleurs, si on considère que KOUCHNER et ses amis girouettes sont encore socialistes, en ce qui me concerne je pense que le libéralisme, appelé plus communément capitalisme sauvage, a faits d'énormes ravages économiques, et fait croitre la misère mondiale un peu plus chaque jours, la colère monte, et quand cela explosera personne ne pourra controler la situation, et les norbert, Sarkozy and Co en seront les responsables !!!!
quand au Parti socialiste, je pense qu'il va être temps qu'il se positionne, car avoir le c.ul entre deux chaises l'amène de défaite en défaite électorale or j'attend qu'il se positionne a gauche, comme l'avais voulut Jaurés, la sociale démocratie tout comme la droite libérale ont échoué même quand ils gouvernent ensemble, comme en Italie ou en Allemagne, le parti socialiste doit retrouver ses vrais valeurs de gauche, et redevenir le moteur d'une opposition, acceptant ses partenaires et les respectant, voilà ce que j'attend du PS et de son prochain Congrés !

Écrit par : léger | 11/04/2008

Quelle comparaison... Jésus doit s'en retourner dans sa tombe... ah ben non il a préféré la quitter plutôt que de subir un tel affront.
Quand à la gauche...hum... c'est plutôt une bataille pour savoir qui va être le mieux exposé médiatiquement. Parce que la seule rénovation du PS pour l'instant se joue à coup de pots de peinture et de pinceaux...

Écrit par : sauvons jesus | 11/04/2008

A en entendre certains évoquer le libéralisme comme l'implicite diable personnifié, dont la teneur en nuisance est évidemment communément admise, je me dis que ce n'est pas d'éducation religieuse qu'il leur faut, mais plus simplement de notion de politique.
Je me contenterais de citer la définition qu'en donne wikipedia, Libéralisme :

"Au sens large, le libéralisme prône une société fondée sur la liberté d'expression des individus, le respect du droit et le libre échange des idées. Elle doit joindre d'une part économiquement l'initiative privée et son corollaire l'économie de marché, d'autre part politiquement un pouvoir limité, par la loi et les contre-pouvoirs, idéalement à ses fonctions régaliennes au maximum, élu par le peuple et responsable devant lui, transparent et soumis à une constitution garantissant les droits des minorités."

Et de le décortiquer si cela ne suffit pas :

1.
a. liberté d'expression des individus
b. respect du droit
c. libre échange des idées

2.
a. initiative privée et économie de marché
b. pouvoir politique
- limité par la loi et les contre-pouvoirs
- au maximum ses fonctions régaliennes
- élu par le peuple et responsable devant lui
- transparent
- soumis à une constitution garantissant les droits des minorités

Et de faire ainsi remarquer qu' actuellement, et ceci depuis près d'un an (et même plus), toutes les critiques adressées par la gauche à l'encontre du gouvernement de droite sont des critiques qui prennent parfaitement leur place dans un cadre libérale non respecté par les CONSERVATEURS au pouvoir. Relisez calmement chacun de ces points, et admirez à quel point ils sont défendable par la gauche modérée et trahis par la droite au pouvoir.
Il serait temps de faire cesser l'UMP de se revendiquer libérale alors qu'étant aux responsabilités, ces prétendus libéraux passent leur temps à trahir des valeurs dont ils usurpe l'affiliation, non ?

Dans nombre de pays démocratiques, il y a la droite conservatrice, et la gauche libérale, pourquoi en France le libéralisme doit il être un si vilain mot dont les implications sont si mal perçues, prêté à une droite qui a pourtant tout de conservatrice et rien de libéral ?

Écrit par : Stairway to heaven | 12/04/2008

Le libéralisme n'entraine pas la justice sociale, les inégalités sont le résultat du libéralisme, si vous avez faim, si vous êtes malade, si vous êtes au chômage ... le libéralisme vous laissera mourir tranquillement dans votre coin. Le libéralisme est ' la liberté du renard dans le poulailler". De plus la liberté d'information quand la presse appartient à de grands groupes financiers ..... NON, l'avantage du socialisme c'est de répondre à toutes ces questions où le libéralisme n'a pas de réponse, nous allons être 10 milliards d'habitants, des millions de gens meurent de faim et le libéralisme ne résoudra pas leurs problèmes

Écrit par : Alain | 12/04/2008

Le collectivisme a provoqué les pires famines de l'histoire de l'humanité partout où il a été appliqué, et dès le moment précis où il le fut. Victimes qui se chiffrent en dizaine de millions de morts autant que les pires guerres, et les pires épidémies que l'humanité ait connu. Aux quelles il faut bien évidemment ajouter les victimes du totalitarisme qui va de paire avec le collectivisme, qui assassine les opposants qui veulent défendre le droit aux libertés.
Le libéralisme a suscité précisément l'inverse. Vous ne savez rien de ce que vous appelez "libéralisme", vous volez un mot et lui attribuer tous les maux de la terre pour le définir. Vos affirmations, Alain, sont absurdes, infondés, gratuites, et sottes. Et ce qu'il y a de dramatique, c'est que c'est par ces mêmes méthodes que certains commence déjà à salir le sens originel d'autres mots, démocratie, liberté, république, ...

Écrit par : Stairway to heaven | 12/04/2008

Bonjour

S'il faut retenir quelque chose de votre corrélation Jésus PS, c'est qu'un événement ou une donnée historique ne peut être analysé sans prendre en compte la perception des acteurs. Ainsi de Jésus, personnage historique sans doute très différent de l'image que certains de vos commentateurs en ont. Ainsi du PS, dont vous le soulignez beaucoup de citoyens conservent une vision qui attriste les militants.
Et parmi ces derniers persistent souvent l'image d'un PS acteur du mouvement révolutionnaire dont ils conservent les slogans.
Le PS est un parti évolutionnaire, ce qui est forcément différent. Commencez donc par mettre en accord les faits et les mots et dés lors vos interlocuteurs seront sans doute plus capable de modifier la perception qu'ils ont de vos objectifs.

Les aveugles sans thérapie possible sont ceux qui ne veulent pas voir, vous le savez bien.

Écrit par : borneo | 12/04/2008

D'accord avec vous. Il faut apporter de la nuance, tout n'est pas blanc ou noir.

Écrit par : Le Sid | 12/04/2008

Bravo pour cette analyse percutante de la difficulté à simplement communiquer avec des gens qui s'imaginent au nom de stéréotypes dépassés qu'ils ont compris le monde.
C'est vrai que comme le notait Péguy en son temps il sera toujours plus facile d'être conservateur que réformateur ou novateur, l'esprit humain est ainsi fait qu'il est rassuré à l'idée de continuer ce qu'il connait déjà plutôt que d'essaye de le changer
Enfin ce n'est pas parceque le combat est difficiel qu'il faut y renoncer et d'ailleurs ce qui paraît utopie à un moment "t" de l'histoire se trouve réalisé à "t + 1 ou 3" (décennies ou siècles), mais un idéal se doit d'être poursuivi même si sa concrétisation paraît difficile.
Bon courage donc à tous ceux qui ne croient pas aux forces de l'argent.

Écrit par : jean-pierre dahan | 12/04/2008

A tous ceux qui idéalisent la gauche au détriment du libéralisme, je leur demanderais si il préfèreraient être Neyworkais ou Pékinois.
Personnellement, je n'aime pas les coups de fouet, je préfère travailler librement et gagner ma vie à la sueur de mon front.
Que mon oisif de voisin crève le nez dans sa m... ne m'inspire aucune pitié.

Écrit par : Norbert | 12/04/2008

Par contre moi j'éprouve de la pitié pour toi Norbert quand je te lis.

Écrit par : Fran | 12/04/2008

Est-ce que comme Jésus, nous devons attendre la résurection du PS? Cela nous laisse encore 2000 ans...

Écrit par : alleluia | 13/04/2008

Beaucoup de bétises et de sûreté de soi dans ce que je lis.
Des récriminations contre le PS à longueur de ligne et les évangiles comme programme c'est encore pire que le vide des programmes du PS et la bible comme arme brandie ....
Mais en fin de compte des dizaines de villes conquises, des milliers de villes conduites par le PS, 21 régions sur 22, 52 départements sur 100 et aux dernières législatives 50 sièges gagnés pour couronner un score de 17 millions à la présidentielle (à moins de un million et demi de voix du retournement de la situation!) ... cela vous embête finalement est-ce pour cela que vous êtes méchants ?

Écrit par : Parienty | 14/04/2008

Il est vrai que dans les idées du Christ il y a le partage, la communion, l'amour du prochain... ce sont des idées progressistes et humanistes proche du socialisme voire meme du communisme... Bref, si le Christ était aujourd'hui là, il serait parmis les précaires, parmis les désavoués. Il ne ferait pas un cake du divorse et de toutes les conneries sur lesquelles focalisent beaucoup de chrétiens...

Écrit par : Yannick Comenge | 14/04/2008

A mon humble avis d'athée, quand je regarde le monde d'aujourd'hui, je vois d'authentiques disciples de Jésus : les amish. Parce qu'ils sont non-violents, modestes (l'orgueil est le plus grand pêché), qu'ils vivent simplement et qu'ils rejettent la technologie moderne.
Ceux qui consacrent leur vie à la défense des opprimés, comme feu l'abbé Pierre, certains militants du RESF ou Monseigneur Gayot, sont de toute évidence inspirés par Sa parole.
Par contre, je n'arrive pas à voir le moindre rapport entre Jésus et les politiciens de la droite "musclée" et adoratrice du veau d'or qui s'en réclament à corps et à cri, comme W. Bush, Berlusconi ou N. Sarkozy. Ils seraient plutôt des sortes d'antéchrists.
Je ne vois pas non plus le rapport entre le libéralisme économique, qui considère avec Adam Smith que l'harmonie sociale résulte mécaniquement d'une addition d'égoismes individuels, et la religion chrétienne. C'est une véritable usurpation d'identité.
La droite ultra-libérale, protestante et anglo-saxonne, et ceux qui s'en inspirent sur ce continent, doit assumer son inspiration épicurienne (inspiration parfaitement défendable) et cesser de se faire passer pour ce qu'elle n'est pas : une droite morale. Une droite d'autant plus rigoriste en matière de sexe qu'elle est plus laxiste en matière de pognon. Or Jésus, qui acceptait des prostituées parmi ses plus proches disciples, a dit qu'il était plus facile à un chameau de passer par le chas d'une aiguille qu'à un riche d'entrer au royaume des cieux. Pas de bling-bling au Paradis !
L'Eglise catholique me parait plus cohérente quand elle marque ses réserves envers le capitalisme, qu'elle a toujours combattu avec plus ou moins de force, allant jusqu'à condamner les prêts à intérêt.

Écrit par : P. Gailhardis | 16/04/2008

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu