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23/07/2008

Summer camp socialiste

Par Valerio Motta

Je pars tout à l’heure pour donner un coup de main à mes camarades du MJS sur l’organisation du camp d’été d’Ecosy (jeunes socialistes et sociaux démocrates européens) qui aura lieu à Carpentras à partir de vendredi et pour une semaine. Un grand moment pour ceux qui n’ont jamais vécu une semaine de débats, de bonne humeur, de tournois sportifs et de fêtes avec 2000 jeunes de toute l’Europe.

Des places sont encore disponibles (inscription en ligne ou sur place) pour 130 € (1 semaine, hébergement en tente fourni, 2 repas/jour inclus). Il existe également des pass “week-end” du vendredi au dimanche à 95 € et des pass 2 jours/1nuit à 65 , la journée seule coûtant 50 roros hébergement/bouffe/soirée également inclus.

On murmure que des personnalités de tout premier plan chez les socialistes français et européens pourraient être des nôtres. Maires de très grandes villes, présidents de régions, députés, députés européens…Mieux que la Rochelle, en tout cas plus sympa et plus à l’image de ce que devrait faire la famille socialiste. Le tout se concluant par un concert de Massilia Sound System.

Pour avoir vécu d’autres Summer Camp au Portugal et en Espagne, j’ai toujours été impressioné par la logistique que cela nécessitait. Et, ancien responsable de l’organisation au MJS, j’avais bien envie de mettre un tel projet en place. Je ne suis finalement pas si mécontent de n’avoir qu’à donner un petit coup de main, face au défi technique que représente la création d’une ville éphémère.

Bon allez on en parle au bar à Carpentras!

22/07/2008

Jack Lang n'est plus socialiste

Par Marc Vasseur

A compter du 21 juillet 2008 et suite à l’adoption d’une révision constitutionnelle menant à une impasse démocratique par la seule voix de Jack Lang, nous, militants socialistes, blogueurs estimons que ce dernier ne peut plus se prévaloir de l’étiquette socialiste.

De nombreuses voix se sont élevées au Parti Socialiste, dont celle très juste de Robert Badinter, pour dénoncer la supercherie du texte proposé et la dérive monarchique de notre démocratie. A l'inverse, sans même évoquer son rôle dans cette contre-réforme, Jack Lang a fait montre d'une attitude inacceptable, en accompagnant Nicolas Sarkozy jusque dans ses attaques contre un PS soi-disant "intellectuellement malhonnête", en contribuant par son omniprésence médiatique à rendre inaudible l'explication de vote de ce même PS et en faisant prévaloir sa singularité idéologique pro-présidentielle au détriment des positions décidées par son groupe.

Le groupe socialiste avait arrêté une position sans ambiguïté d’aucune sorte après un débat entre les parlementaires. Tous se sont rangés à cette décision sauf un.

Alors que le pays et les citoyens traversent une crise majeure, il était important d’envoyer un signe fort à l’exécutif en place. Ce dernier, et malgré des résultats électoraux récents mauvais, n’a cure de cette souffrance qui frappe les plus modestes d’entre nous. Ce vote était aussi un moyen de donner un signal fort, celui d’une opposition forte et soudée où le débat a toute sa place.

Ce soir, c’est au contraire un Président exubérant d’arrogance qui règne sur notre «monocratie», comme en témoigne sa volonté de contrôler les médias publics.

Aussi, nous demandons instamment à notre direction qu’en application des articles 11.11, 11.15 et 11.6 des statuts du PS, Jack Lang soit exclu du Parti Socialiste.

Les Left Blogs.

15/07/2008

Pour nous, le changement est possible!

Par Audrey Ait Kheddache (62), Flavien Chailleux (75), Alexandre Cousin (62), Antoine Galewski (62), Xavier Henry (75), Julien Kien (95), Maxime Lonlas (17), Alexandrine Nancy (91), Matthieu Salesse (81), Bertrand Vasnier (75), Matthieu Vittu (62)
 
Jeunes et socialistes, nous ne nous résignons pas. Le changement est nécessaire et possible. C'est pour cela que nous avons fait le choix de nous engager, autour d'Emmanuel Maurel, Anne Ferreira, Paul Quilès, Marie-Noëlle Lienemann et Jean Mallot pour la contribution «Changer!».

Qu'est ce qui a bien pu motiver toute une génération à combattre le FN en 2002, le CPE en 2004, la loi Pécresse en 2007…..si ce n'est le désir de changer!

Malgré nos mises en garde répétées, la droite piétine aujourd'hui la jeunesse. Génération précaire, génération qu'on fout en l'air. Stages faiblement rémunérés à répétition, liste d'attente dantesque pour des chambres de 9m2, petits boulots pour survivre, bourses au compte goutte pour éviter de sombrer. La jeunesse attend une politique éducative offensive, une offre salariale alléchante, on lui répond appauvrissement universitaire et contrats précaires. Une immense tache est à relever pour les socialistes : remettre l'éducation et la formation au cœur de toutes nos préoccupations.

C'est parce que nous sommes socialistes que nous n'acceptons pas cette situation.

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La responsabilité de notre parti est immense. Trop souvent en proie à un social défaitisme dévastateur, il a renoncé à mener la bataille culturelle. Et lorsqu'on renonce, on perd à coup sûr ! Un grand nombre de jeunes sont engagés dans les mouvements associatifs et syndicaux, délaissant le combat politique. Le PS ne parvient pas à capter ce profond désir de changement qu'exprime la jeunesse de ce pays. C'est pourquoi il doit profondément se rénover : être un parti plus ouvert, pluriel. Nous devons engager un grand processus de rassemblement de toute la gauche, qu'il s'agisse des partis politiques ou des acteurs du mouvement social. Un tel défi a besoin d'un moteur, que pourrait être le Parti Socialiste. Une telle bataille, nous souhaitons la mener.

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Charmante Tina, quand tu nous tiens!

Par Matthieu Vittu 

Le Congrès de Reims serait joué! Circulez, il n’y a rien à voir, laissez-nous faire! Dupond n’a pas encore placé ses billes et Durand trahira autour d’une bouteille de Pineau dans l’arrière salle d’une brasserie rochelaise. Prenez en conscience: le grand Martin du haut de sa tour d’ivoire a une balance unique capable de calculer en un clin d’œil le poids de chaque proboscidien, des gazelles esseulées et des lionceaux affamés.

Au milieu de ce combat de coq qu’on lui présente, le poulailler militant serait en ébullition prêt à se faire emplumer au nom de quelques œufs en or. Allez, reprenons nos esprits, nous ne sommes pas dupes: nous connaissons l’importance du leadership politique mais nous ne souhaitons pas être les acteurs passifs d‘un scénario écrit d’avance. Nous souhaitons tous une étape de clarification politique nécessaire à la bonne marche du parti qui se fera par des arbitrages politiques essentiels.
 
C’est ici que «TINA» entre en scène. Tina est charmante, populaire et dangereuse. La droite a succombé depuis déjà longtemps à ses incantations. Une partie de la gauche frétille devant ses charmes. Tina a des origines anglo-saxonnes mais a été plus qu’adoptée par les européens. Elle a pour nom complet: «There Is No Alternative». Sa traduction non littérale à la française serait une expression type «on a tout essayé». Tina caractérise le renoncement à gagner la bataille idéologique. Le chômage? C’est structurel. Le trou de la Sécu ? Une expression consacrée. La rupture? Un mode de vie présidentiel. Les 35 heures? La bêtise d’une gauche d’un autre temps. Les Retraites? Capituler mon général. Le Parti Socialiste a une responsabilité historique: reprendre l’offensive idéologique en affirmant que les valeurs qui sont les siennes sont modernes. Prenons l’exemple du grotesque débat sur l’emploi du terme libéral. Conclusion des experts: le Parti Socialiste est un Parti culturellement, politiquement libéral, mais économiquement mi-libéral mi marxiste-léniniste. Soit le brouillard le plus total pour la population : je suis plutôt marxiste, je trouve le PS trop libéral et vice-versa. Personne n’y a trouvé son compte et à l’heure où les socialistes s’entredéchiraient suite à une provocation un peu malvenue d’un candidat en perte de vitesse, la droite a capitalisé les fruits de cette déchirure. Nous sommes une fois de plus tombé dans notre propre piège puisqu’ au fond à quoi s’oppose le terme libéral? Celui-ci a-t-il encore un sens aujourd’hui? A trop provoquer Tina, nous finissons par tomber dans ses bras…

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07/07/2008

Un choix de fond

Par Romain Blachier, adjoint au maire de Lyon7e 

En premier lieu, avant d'aborder les idées, il s'agit d'une part d'éviter un congrès qui se résumerait à une bagarre Delanoë et Royal avec Aubry en troisième larron. Le premier a une personnalité et un ouvrage récemment sorti convaincants, la seconde a sorti une contribution qui, si elle est parfois simpliste, ne manque pas de qualités et j'ai déjà exprimé ici le respect profond que j'ai pour la troisième.

Mais mon choix est d'abord, je l'ai dit, un choix de fond:

Nos idées se doivent d'être au centre de la vie politique française et cela passe par un discours qui soit le même dans nos congrès enflammés et dans notre pratique responsable et inventive du pouvoir.

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