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17/09/2008

Mais ils sont où, mais ils sont où… les libéraux

Par Jean-Claude Benard (Slovar)

Souvenez-vous, c’était au début du 21ème siècle. Il n’existait plus que deux camps (ou écoles) en termes socio-économiques: Les «archaïques» et les «modernes».

Les archaïques (ou ringards au choix) défendaient:


•    Une protection sociale ambitieuse pour tous les citoyens

•    Des services publics performants et accessibles à tous
•    Un droit du travail et un droit au travail le tout avec un salaire digne
•    Une juste répartition des profits entre actionnaires et salariés
•    Un droit au logement
•    Un droit équitable à l’énergie
•    Un contrôle de l’Etat sur la spéculation financière
•    Une justice accessible à tous et la plus équitable possible
•    Une prise de participation des collectivités locales et territoriales dans des entreprises stratégiques
•    Une école de qualité disposant de moyens financiers conséquents
•    Une retraite correcte pour chaque salarié

En bref, le renforcement de l’Etat «providence» que nous qualifierons plutôt d’Etat régulateur et interventionniste.

Les modernes défendaient et ont obtenu:

•    Une diminution progressive et irréversible des remboursements de soins. La fermeture programmée de nombreux services hospitaliers
•    Une dérégulation et des privatisations des services publics
•    Une révision à la baisse du droit du travail des salariés et un allongement progressif de la durée du travail
•    Un bouclier fiscal sans remise en cause des niches fiscales. Une augmentation exponentielle des revenus des dirigeants de grandes entreprises et des actionnaires de celles-ci
•    Une spéculation immobilière et une modification (en cours) de la loi SRU. ralentissement de la mise en chantier de l’habitat social et modification des seuils de revenus pour l’obtention d’un logement social. Commercialisation du Livret A par tous les établissements bancaires.
•    L’ouverture du capital d’EDF et la privatisation de Gaz de France
•    L’envolée des prix des matières premières y compris celle qui ne sont pas concernées par des pénuries de production
•    La fermeture de plusieurs tribunaux jugés « redondants » dans les régions
•    La fermeture ou la délocalisation d’entreprises ayant obtenu des subventions publiques mais désireuses de profiter d’un dollar « faible »
•    La suppression de milliers d’emplois dans l’éducation nationale au profit de médailles et diplômes pour les étudiants méritants
•    Passage à 41 années de cotisations pour une retraite à taux plein préambule à 42, 43 puis pourquoi pas 48 ou 50.

En bref, moins d’Etat, plus de concurrence et surtout entière liberté pour les marchés, seuls opérateurs capables de générer croissance, dynamisme et  prospérité.

Et puis, après avoir dissimulé pendant des années par des communiqués «rassurant» les dirigeants politiques et économiques ont la douleur de vous annoncer que la fête aux marchés vient de prendre fin le 15 septembre 2008.

Pour les «archaïques», c’est le scénario qui était malheureusement prévisible mais certainement pas aussi vite.

Pour les «modernes» c’est la consternation.

Et pourtant tous les modèles mathématiques et économiques prévoyaient de très longues années de profit et rendements à « deux chiffres ».
Et Pourtant le marché n’avait jamais eu autant de liquidités.
Et pourtant les outils financiers de plus en plus sophistiqués permettaient des rendements et une rapidité du gain inconnus auparavant.
Et pourtant, les nombreux plans sociaux permettaient des gains immédiats dès leur annonce par les entreprises
Et pourtant, les délocalisation permettaient de fabriquer à moindre prix pour permettre de vendre aux habitants des pays (autrefois) industrialisés et de faire croire à une baisse des prix et à l’augmentation du pouvoir d’achat.

Et il aura fallut qu’au Etats Unis ces s….. de pauvres aient voulu devenir propriétaires de leur maison!

Un peu court jeune homme! Les vieux boursiers qui clamaient que « les arbres ne montent jamais jusqu’au ciel » avaient raison mais on n’a pas voulu les entendre. L’ultra financiarisation de nos sociétés a poussé les fonds spéculatifs ou non, les banques, les compagnies d‘assurances à toujours aller plus loin dans leurs prises de risques. Il y a eu Vivendi, puis Worldcom, Enron mais là, le systèmes les a escamoté avec la complicité des gouvernements qui ont renforcé quelques contrôles puis appelé les entreprises à s’autoréguler (grand fantasme actuel du MEDEF)

Et pourtant, ils étaient beaux nos outils!

Le LBO (pour l'anglais leveraged buy-out) qui consiste à racheter une société en s'appuyant sur un effet de levier financier, c'est-à-dire en faisant appel à des organismes spécialisés qui financent cette reprise par de l'endettement. On parle aussi de rachat par effet de levier.

Génériquement appelées LBO, les opérations de financement d'acquisition à levier, sous ce terme, recouvrent diverses configurations de financement, tant dans leur architecture intrinsèque que dans le degré de risque qu'elles recèlent. Parmi les principaux types d'opérations on note:

MBO (management buy-out): reprise par un fonds d'investissement avec les managers de l'entreprise ou reprise de celle-ci par ses managers.
MBI (management buy-in): reprise par un fonds d'investissement avec des managers externes à l'entreprise

LBU: Leveraged Build-Up ; opération consistant à construire un groupe en fusionnant ou en intégrant les process et structures de plusieurs sociétés en vue d'en constituer une autre plus importante, sensée dégager une valeur plus importante ou se négocier sur le marché (gré à gré ou bourse IPO) plus aisément.

BIMBO (buy-in management buy-out): opération mixant le management existant et des cadres de direction externes à l'entreprise.

OBO: Owner buy-out ou rachat à soi-même; opération consistant à générer un flux de cash au profit des actionnaires de la société, sans modifier significativement la répartition du capital.

Bon, d’accord, il y avait quelques risques. Et alors, on ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs!

La segmentation de ces opérations doit cependant être nuancée en fonction de la taille. Les opérations impliquant des fonds d'investissement sont généralement de taille plus importantes que les opérations de reprises par des personnes physiques. La montée en puissance du "Private Equity" génère de plus en plus fréquemment des reprises de sociétés par des fonds qui interviennent minoritairement auprès de repreneurs ou de groupes de repreneurs constitués de personnes physiques.

Le risque intrinsèque de ces opérations est directement proportionnel au niveau de rupture manageriale introduit dans le montage. Le type le moins risqué est l'OBO, le plus risqué étant le MBI. Cet aspect doit cependant être nuancé par la taille et la structure du montage. OSEO, dans son étude décennale souligne le fait que le risque de rupture manageriale est considéré comme étant le facteur de défaut le plus important.

Cette opération permet à un groupe généralement constitué de fonds d'investissements et des managers de l'entreprise de racheter l'entreprise avec une mise de fonds qui ne représente qu'une fraction (souvent proche de la moitié) de la valeur de la cible. Le solde est financé par de la dette bancaire qui sera remboursée par la remontée des dividendes de la société rachetée tout au long du LBO. Ces opérations concernent des sociétés en bonne santé financière dont la principale qualité est la stabilité.

En effet en cas de retournement l'effet de levier marche alors à l'envers, et la perte s'affecte en priorité sur les fonds des investisseurs. C'est donc une obligation de résultat à court terme que les financiers font peser sur l'entreprise rachetée, délaissant parfois l'investissement structurel industriel pour une rentabilité à court terme.

Ces acquisitions de sociétés à l'aide d'une holding endettée ont connu un essor remarquable aux États-Unis (depuis les années 1970) et en Europe (à partir des années 1980). Ils ont représenté en 2006 plus de 50% des opérations menées par des fonds d'investissement – Source Wikipedia.

Et il aura fallut qu’au Etats Unis ces s….. de pauvres aient voulu devenir propriétaires de leur maison !!!

Très curieusement, les thuriféraires de l’Etat régalien (pourvoyeur de fichiers) et de la liberté des marchés se font tout petit. Il n’y a plus qu’un Jean-Pierre RAFFARIN pour continuer à brandir le « travailler plus » de son Président d’ami. Et pourtant, dans les semaines et mois à venir, c’est ce que les dirigeants du monde entier annonceront à leurs populations : Travailler encore plus … mais pour encore moins cher.

Les français comme de nombreux habitants de cette planète savent déjà ce que vont faire leurs pouvoirs publics : Récompenser les « artistes » de la finance en les nationalisant provisoirement afin de les renflouer puis comme le dit le Secrétaire d’Etat américain au Trésor « Les privatiser afin qu’ils ne coûtent pas d’argent au contribuable » …

Or, cette fois-ci, il est non pas nécessaire, mais indispensable de changer les règles du jeu. Les habitants de cette planète ne peuvent continuer à travailler pour que quelques milliers d’entre eux puissent entasser des fortunes que des millions de générations ne pourraient pas dépenser.

L’avenir de la planète ne passe pas seulement par le réchauffement climatique et la grotesque taxe Borloo sur les assiettes en carton et autres gobelets en plastique. L’avenir de la planète exige que le revenu issu des matières premières et de leur transformation soit distribué le plus équitablement possible à tous ceux qui l’extraient, et le façonnent.

L’avenir de la planète passe par l’abandon du strict rôle régalien des Etats et une reprise en main ou du moins une participation de blocage dans l’économie et les marchés

Par un «heureux hasard», Il existe aujourd’hui un débat autour des «archaïques» et des «modernes» au Parti Socialiste où depuis le résultat des élections de 2007 on continue à se demander de quel côté il faut pencher.

Les français qui vous observent ont envie de vous dire: «Il vous reste, dirigeants et élus socialistes,  moins de 2 mois pour décider…»


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Commentaires

C'est bien le problème du PS ,classer dans deux cases des notions sociaux économiques qui dépendent avant tout de l'économie internationale
Archaïque, Moderne deux notions manichéennes qui minent le parti depuis des lustres

Écrit par : antimythe | 17/09/2008

Je pense que vous vous trompez de cible... Vouloir régir / interdire les marchés financiers simplement pare qu'ils peuvent créer des crise financières, reviendrait à interdire la vente de voitures particulières, car elles sont responsables de 4000 morts par an... Par contre, s'il est effectivement nécessaire de réguler et contrôler les flux boursier, ce n'est pas à mon avis le "village gaulois" qui doit réagir de son côté (se mettant ainsi marginalisé vu que personne d'autre au monde ne le fera), mais plutôt proposer et officialiser une sorte de "charte" ou "label" international de bonne gestion financières qui reprendrait des principes simples de bonne gestion...

Écrit par : liam | 17/09/2008

Autre point, déjà repris par antimythe: vous vous condamner à ne voir qu'une facette du monde si vous persister à utiliser du monochrome noir-blanc, au lieu de toute la palette de couleurs... Des gens "de gauche" ont parfois fait bien pire que ceux de droite, pitié arrêtez cette vision qui date du siècle dernier, c'est tellement en-dessous du reste de votre article...

Écrit par : liam | 17/09/2008

@ Liam

Vous faites comme si vous croyiez encore au contes et fables de notre enfance. Si c'est le cas c'est grave !!!

Pendant que vous envisagez sereinement un monde merveilleux dans lequel les marchés et l'humanisme se tiendraient la main pour un monde meilleur, on apprend d'heure en heures que les particuliers vont payer la noce et que licenciés, ils n'auront que la roulette russe (1 seul refus = la mort) de l'ANPE/Assedic.

Descendez de votre nuage ...

Écrit par : Slovar | 17/09/2008

En ce moment la vision binaire du système est quand même assise sur le trône de l'Etat. On peut accabler le PS et ses quinquas mais au moins leur reconnaitre le désir, outre celui de régner sur le PS, de vouloir chercher à proposer autre chose aux Français. Bon ça traine un peu c'est vrai...
Mais ce n'est quand même pas le PS qui a promis du pouvoir d'achat alors que le contraire se passe au vu et au su de tout le monde et que l'on camoufle tout ça par du politico-glamour et du pieux.

Écrit par : Fran | 17/09/2008

@ Fran

"Mais ce n'est quand même pas le PS qui a promis du pouvoir d'achat alors que le contraire se passe au vu et au su de tout le monde et que l'on camoufle tout ça par du politico-glamour et du pieux"

C'est vrai !!!

Il n'en reste pas moins qu'un trêve décidée par l'ensemble des socialistes sur le thème de : Ce n'est pas aux salariés de payer les incuries des marchés serait la binevenue. A quoi bon offrir le spectacle de la désunion lorsque la situation est si grave

Écrit par : Slovar | 17/09/2008

ils font rire la france entiere !!!!!!!!!

Écrit par : nard | 18/09/2008

que c'est manichéen tout ça... Franchement, c'est toujours facile de vouloir la solution de l'etat et de dire que c'est de la faute aux investisseurs qui veulent tout le pognon.
Vous savez qui c'est les investisseurs ??? c'est la mamis du texas qui veux un peu d'argent pour sa retraite et envoyer un petit cheque a ses petit fils...
Personnellement, je pense que le vrais problème est la vision a court terme des investisseurs, la bourse ne joue pas son role de sponsort de l'economie mais devient une machine a faire du fric. L'economie soit dit en passant encore un gros mot alors que l'economie c'est nous, c'est les entreprises dans lesquel nous travaillons et qui nous font vivre....Il faut des regles et de la demi mesure.
Certaines choses doivent etre géré par l'etat pour éviter les dérives (l'energie, le transport, ... ) d'autre doivent etre encadré voir taxé (bourse, assurance, credit,...) Pour évité les visions a court terme de la bourse, je crois beacoup en la taxe des échange financier. LA TVA est sur chaque échange de la vie courante pourquoi les marché n'aurait pas de taxe sur les echange. Ca éviterait la vision court thermiste et permeterais de récupéré pas mal d'argent dans l'état le problème est qu'il faudrait que toute les bourses le fasse...
Et enfin certaines sont trop encadré et ne font que freiné le marché.
Taxe des entreprises via des tranches qui font que bon nombre de pme s'arrete a 20 salariés pour évité trop de taxe.... et d'un autre coté on donne des subvention pour rien.
Les taxes sont payées par les personnes qui ne peuvent pas les répercuté sur d'autre.
Et c'est la même chose pour les subventions. Si on regarde les APL, c'est directement intégré dans le prix. D'ailleurs les propriétaires demande souvent combien vous touchez d'APL. Les taxes aux entreprises sont intégré dans le prix de vente et finalement c'est le consomateurs qui payent...L'ISF a fait fuire les investisseurs et ne rapporte pas grand chose. L'ISR coute une veritable fortune a récupérer et devrait etre fait a la source....
Bref, l'etat providence je n'y crois pas mais je ne crois pas non plus a un marché sans règle. Il faut de la mesure....

Écrit par : dufoli | 18/09/2008

@ dufoli

Vous écrivez "Personnellement, je pense que le vrais problème est la vision a court terme des investisseurs, la bourse ne joue pas son role de sponsort de l'economie mais devient une machine a faire du fric. L'economie soit dit en passant encore un gros mot alors que l'economie c'est nous, c'est les entreprises dans lesquel nous travaillons et qui nous font vivre....Il faut des regles et de la demi mesure.
Certaines choses doivent etre géré par l'etat pour éviter les dérives (l'energie, le transport, ... ) d'autre doivent etre encadré voir taxé (bourse, assurance, credit,...)"

En résumé vous êtes d'accord avec mon diagnostic ....

Écrit par : Slovar | 18/09/2008

En même temps, je vois mal les ultra-libéraux Francais se la (re)jouer avant de savoir dans quelle mesure nous allons encaisser la crise.

Par contre je suis sûr que si la crise épargne, ne serait-ce qu'un tout petit peu, notre économie : ils vont vite se pavaner et s'auto-congratuler des super mesures libérales de notre super président qui nous aura tous super sauvé d'un super carnage économique...

Le pire reste à venir...

Écrit par : sikidi | 18/09/2008

@ Slovar: "Vous faites comme si vous croyiez encore au contes et fables de notre enfance." Mouahaha, c'est à peu près l'excuse que me sort mon cousin de 5 ans quand il n'a pas d'arguments... Enfin, merci pour la tranche de rire...:)
D'autres ont repris mes arguments, preuve que l'on est sûrement tous trop cons de ne pas comprendre votre merveilleuse position avant-gardiste. C'est grâce à des personnes comme vous, arc-boutées sur leurs positions et sans "boucle de réflexion", que le PS s'enfonce...
Et pour le sujet concerné, loin de votre caricature mignonne (le terme le plus adapté serait « idiote ») de moi, je ne défend pas les "gros méchants marchés financiers". Je dis simplement que les marchés financiers se foutent comme de leur premier dollar des avis de Slovar et des français en général, car les français représentent moins d'1% de la population mondiale.
Donc soit on pense comme vous, que le mieux c'est de créer dans son coin LA règle des marchés parfaite mais qui ne sera jamais appliquée, soit on se dit qu'il vaut mieux commencer par un consensus mondial d'autant plus facile à faire passer que les financiers ont eu et ont encore chaud aux fesses, pour éviter ce genre de crises... C'est CA la vraie différence entre l'archaïsme et le modernisme, monsieur...

Écrit par : Liam | 18/09/2008

il y a un précipice entre ce discours qui est bien loin d'être à la portée de tout un chacun et ce que voudrait le "peuple"

Avoir la possibilité de manger, se loger, se chauffer, c'est tout que souhaite la base de la base,
un peu à la fois, on lui a créé de besoins qui lui sont devenus indispensables, comme une drogue et celà lui a coûté de plus en plus cher.

préférer : "être solidaire" à "faire la charité" "être" à "avoir"

définit assez bien ce que vous déclinez dans votre texte.

il n'y a pas d'autre moyen d'augmenter le pouvoir d'achat qu'en donnant la priorité aux salariés et non aux actionnaires.

Écrit par : robilard | 18/09/2008

@Liam

Vous écrivez : "Vous faites comme si vous croyiez encore au contes et fables de notre enfance." Mouahaha, c'est à peu près l'excuse que me sort mon cousin de 5 ans quand il n'a pas d'arguments..."

Et vous de votre côté avez finit par croire à ceux merveilleux de la mondialisation heureuse. On a les rêves qu'on peut ...

Écrit par : Slovar | 18/09/2008

Ah quel plaisir de vivre dans un monde en noir et blanc ou Gentil et Méchant sont pleinement défini par une règle simple: "J'ai raison et les autres ont torts ."

Un billet qui, je l'espère, fera naitre la culture de la remise en question réfléchie, par rejet devant tant de mauvaise foi.

Écrit par : Le dane | 18/09/2008

Honte à moi qui ne me relit pas .... -_-'

Écrit par : Le Dane | 18/09/2008

C'est quoi les anciens et les modernes? Quand on analyse les modèle économiques il y a trois courants apparus par ordre chronologique: Smith, le libéralisme économique , point de vue des entrepreneurs, Marx, l'économie planifiée et collectiviste, point de vue du prolétariat, Keynes, l'économie régulée, point de vue de l'Etat. Les deux premiers portent en leur sein une dictature car tous deux visent le dépérissement de l'Etat. Or dans une démocratie, le pouvoir citoyen s'exerce à travers l'Etat. On a pas trouvé mieux. L'économie de marché (économie néo classique: le libéralisme économique) exclut intrinsèquement la question sociale et le pouvoir citoyen sur l'économie. Dire le contraire est une imposture. On est pour ou contre le libéralisme économique et son corollaire politique. Le reste est une question de curseur: pour l'individualisme ou pour l'altruisme. A la différence que les curseurs économiques et philosophiques ne peuvent pas se croiser. Notre République est philosophique et sociale, autrement dit, on privilégie l'intérêt général par rapport à l'intérêt particulier. L'aménagement du territoire , l'éducation accessible à tous et la mutualisation des risques (santé , vieillesse) sont les piliers de notre République. Il faut relire notre constitution et son préambule. Les libéraux du PS s'assoient dessus comme les libéraux de droite. La gauche compassionnelle à la Saint Simon n'a pas le droit de cité en tant que socialiste. C'est bien elle qui a pris le pouvoir en 1983. L'économie est un moyen et non pas un pouvoir politique. Il faut revoir Keynes, mais comme toutes les théorie économiques qui sont une approche scientifiques et non pas une science, l'application aveugle d'un modèle, toutes choses égales par ailleurs donc imparfait, ne doivent pas être des doctrines politiques.

Écrit par : Christou | 18/09/2008

@Christou: très bonne analyse, mais je pense que Slovar ne va (encore une fois) pas être content!!!:):):)

Écrit par : liam | 18/09/2008

Liam, tu fais vraiment le bouffon. L'analyse très pertinente de Christou va dans le sens de Slovar. Réapprends à lire. Et je suis d'accord avec cette idée : il faut revenir à Keynes, qui plaçait l'économie en arrière plan et non pas au premier.

Écrit par : Ondyn | 18/09/2008

Merci Ondyn et Christou

@ Liam : Il faut beaucoup lus que vos "petits" commentaires pour me mettre en colère ...

Écrit par : Slovar | 18/09/2008

Je vous fait part de mes réflexions qui j'espère ouvrent le débat. La "spéculation positive" est une création de monnaie sans cause réelle autre que le mimétisme humain. Une création de monnaie doit correspondre à une croissance d'activité réelle mesurée. C'était le rôle des Etats de battre monnaie. On a donc privatisé la création de monnaie (ou sa dévaluation quand la bourse s'effondre) et on sort du domaine de la puissance publique (donc de la démocratie dans un Etat de droit). Si l'augmentation des prix et des salaires est "maîtrisé" (inflation) car comptable et basée sur des causes réelles, l'augmentation de la masse monétaire (virtuelle) ne l'est plus. Le danger est que les grands groupes privés qui sont des oligopoles pour ne pas dire des monopoles de fait en se partageant les zones d'intervention sur notre planète reposent sur une assise financière virtuelle. L'effet pervers: ceux-ci font des profits qui ne sont pas le résultat direct de leur activité, cette dernière devenant une vitrine. Le schéma: maison mère avec ses donneurs d'ordre et ses cerveaux d'acier refaisant le monde, les filiales besogneuses (il faut bien qu'il y ait une activité) avec un coût de revient tendant vers zéro.

Et là on aborde la finance et la comptabilité. Tous les établissements financiers sont dans le champs du privé ( ne pas confondre l'étatisation momentané des banques US pour faire financer leur pertes par les plus pauvres). La déréglementation rend légal ce ne l'était pas:
1. La libéralisation totale des capitaux. La chasse à l'argent sale est une hypocrisie sans nom basée sur des critères judéo chrétien. ( ex:la culture asiatique n'a pas les mêmes critères). Les paradis fiscaux sont des paradis bénis par les occidentaux.
2. La création d'outils financiers permettant la création de richesses sans cause réelles
3. La modification des règles comptables des sociétés permettant d'introduire dans les bilans des richesses sans cause réelles: immobilisation au prix du marché et rachat de leurs propres actions (compte 5000)
4. Disparition du GATT d'inspiration keynésienne, donc de la régulation des échanges internationaux, ce qui permet une concurrence déloyale par le dumping social.

et j'en passe et des meilleures

Tout va s'écrouler si la communauté internationale ne revient pas sur la réhabilitation de la puissance publique dans les échanges, 1929 ne sera rien à coté (on y arrive!). L'idéologie libérale est véhiculée au même titre que les autres idéologies avec les mêmes outils de propagande qui marque les esprits et dont les libéraux sont disciples. L'imposture est que dans le mot libéral il y a liberté. A ne pas confondre avec la loi de la jungle.

Or sur ces sujets, le PS est muet ou inaudible. La plupart des leaders ayant fait des études supérieures ou érudits savent ce que j'écris. Ce qu'il faut, c'est faire comprendre au citoyen avec un langage clair les corollaires politiques (avec avec un grand P) d'un modèle économique en voici un:

La théorie économique dite classique repose sur quatre critères quant au rôle de l’Etat

La protection de l’individu
La défense de l’individu
La gestion des biens publics
Le laisser faire pour les autres domaines

Cette théorie, qui est du point de vue de l’entrepreneur, a pour fondement :

L’homme rationnel
L’utilité de la valeur (on achète parce que c’est utile)
La concurrence parfaite
Tous les échanges font l’objet d’un marché (y compris le social, la monnaie et le travail)
Le chômage volontaire (on refuse de travailler pour un salaire que l’on juge trop bas)
Le libre échange
La politique de l’offre des entreprises
La recherche du plus grand profit immédiat
La non intervention de l’Etat dans tout ce qui touche l’économie intérieure (le néoclassicisme fait tomber les frontières)

Il y a des utopies. Cela doit être limpide pour beaucoup d'entre nous

Écrit par : Christou | 18/09/2008

Pfff, le grand retour des archéos marxistes est annoncé !

Alors donc, vous êtes en train de nous expliquer qu'un Etat qui dépense 53% du PIB et qui en "prélève" 45%, ça donne une économie "libérale" ? C'est une farce !
On peut seulement dire que c'est une économie 50% libérale, ou bien... 50% étatisée !

Citons un élément non libéral : les banques centrales !

Posez-vous la question: Si vous êtes sûr d'être sauvé par le "prêteur en dernier ressort" (la banque centrale), allez-vous vous comporter de façon prudente et responsable ?
Réponse: Non.
Vous allez profiter de votre liberté, ET de votre irresponsabilité institutionalisée: vous allez prendre des risques énormes, sûr d'être sauvés par la BC !
Et même si la BC ne veut pas vous sauver, et vous jure qu'elle ne le fera pas, elle y est bien obligée, puisque c'est sa raison d'être !
(cf l'actu récente !)

Ce qui est en cause, ce n'est pas le libéralisme, c'est le fait que ce système exige un respect complet de sa logique interne:
La liberté ne peut exister sans la responsabilité.

Or, l'existence même de la banque centrale assure que les pertes privées seront rendues publiques (via l'impôt d'inflation, permis par la capacité discrétionnaire d'émission monétaire de la BC)
L'existence des BC implique donc que la finance est certes libre, mais aussi irresponsable !
Cela ne peut donc pas fonctionner, pas plus que 0 n'égale 1.

Certains jurent qu'une bonne "régulation" (étatique) suffirait. Mais non !
Parce que la régulation peut toujours être tournée et que l'existence des banques centrales est une incitation permanente à la prise de risques insensés !
C'est donc ce qu'il advient: chacun prend des risques insensés, et doit même le faire s'il ne veut pas disparaître, avalé par les moins "timorés" !

Dit rapidement et de façon imagée :
Dans un système économique libéral, la banque centrale est une contradiction interne au système, ce qui finit par le faire "planter", comme un bug dans un programme informatique.


La solution est évidente: supprimer la banque centrale.
Maizalors, sur quoi reposerait la monnaie ?
Eh bien... sur un actif impossible à produire à coût nul, un actif réel... l'or par exemple.
Un tel système présente l'immense avantage d'être AUTO régulé:

Si une banque A émet trop de crédit / ses réserves, les autres banques B finiront par lui demander de l'or en échange, ce qui fera baisser son ratio réserves / crédit, ce qui l'expose au risque de faillite (via un rush bancaire, où tout le monde exige l'or en échange de ses dépôts)
Un système à réserve physique réintroduit ainsi la responsabilité, absente d'un système de "fiat money".

C'était le système monétaire du XIXe siècle.
Il a disparu, mais comment ?

Réponse: les Etats se sont arrogés, par la violence et/ou de faux prétextes (notamment des faillites isolées, normales dans un système économique libre), le monopole d'émission monétaire.
Remarquez que cela leur a permis de prolonger 2 guerres au delà de leurs réserves en or, en faisant tourner "la planche à billet", cad en prélevant un impôt d'inflation massif sur leurs populations, résultat "sympa", n'est-ce pas ?
Ils se sont ensuite apperçus qu'ils géraient mal la monnaie (années 70 / 80) en la gardant sous contrôle politique.
Il l'ont alors confiée à des "banques centrales" placées en dehors de l'influence néfaste des lobbys politiques pro-inflation (cad pro dépense publique, et donc pro dette, réduite par l'inflation)

Mais dans un système économique libre, la BC elle même apporte une contradiction fatale.
Il faut donc que les Etats abandonnent leur vieux souhait de contrôle monétaire monopolistique.
Déjà les rois financaient leurs guerres personnelles en "coupant l'or" et en forçant la population à utiliser leur FAUSSE monnaie, osons le mot !
Cela s'appelle le cours forcé de la monnaie, et cela a pour conséquence que la "mauvaise monnaie" (en circulation) chasse la bonne (qui est thésaurisée par les individus prudents)

Les Etats sont-ils prêts à abandonner la manne que leur fournit la BC ?
Pas sûr: quand on a une dette de l'ordre du PIB, on souhaite continuer à la financer aux conditions préférentielles octroyées par la BC, grande acheteuse de titres de dette de l'Etat ("bons du trésor") ! Car les groupes de pression politique pro-inflation, cad pro dépense publique existent toujours, ici comme aux EU (même dette que la France en % du PIB)

Voilà bien l'origine du problème: la contradiction interne au système économique est apportée par l'action violente de l'Etat qui maintient son contrôle sur les émissions monétaires, quitte à déresponsabiliser tous les acteurs financiers et donc à causer les plus grands désordres par des crises réccurrentes.

Qui sème le vent...



Je n'invente rien.
Ce que j'ai exposé ici à grand traits, c'est la théorie autrichienne du cycle économique, et elle colle malheureusement bien à ce que nous observons.
Auteurs de référence:
L.V. Mises: "L'Action Humaine"
F.A. Hayek: "Il faut dénationaliser la monnaie"
M.N.Rothbard: "L'Homme, l'Economie et l'Etat"
Auteur actuel: "Guido Hülsmann"

Écrit par : EcoGuy | 18/09/2008

@Ecoguy

Voilà le débat. Bien entendu, quant on fait parler les chiffres on démontre ce que l'on veut. Il est évident que la France n'est pas les USA mais la tendance est forte. Il y a un choix concernant le pouvoir citoyen, banque centrale ou pas. Quand j'écris pouvoir citoyen, ce n'est pas le pouvoir du prolétariat. Je suis républicain. La monnaie est un outil mais on veut en faire un marché. Il ne faut pas se voiler la face: le chômage de masse depuis 35 ans est créé par la mondialisation et le libre échange. C'est une volonté politique imposée par les US sous laquelle l'Europe s'est couchée en 1983 (Consensus de Washington) et entamée dès 1969 avec Pompidou chez nous. 6 millions de personnes employables en France sont en difficulté d'avoir un revenu de survie. Les ressources des prélèvements obligatoires en pâtissent et plombent les comptes de la Nation: 16 million de salariés dans le privé en 2007. Ce sont eux qui font tourner l'économie. Cela renvoie à vos chiffres. Supprimons les fonctionnaires. Cela ne change pas le problème. Même privée, il faut une administration. C'est une utopie de croire que les emplois de services seront réservés à l'élite occidentale et les usines chez les pays en voie de développement qui sont tous sous un régime totalitaire; leur culture séculaire n'aboutira pas forcément à une démocratie. C'est une donnée utopique des libéraux. Quant à l'Ecole de Fribourg à laquelle vous faite allusion, la culture allemande s'en sort fort bien. Ce peuple est consensuel et tous les acteurs respectent un certains art de vivre qu'ils défendent becs et ongles. Mais en Europe nous sommes 27 et les pays latins sont par essence indisciplinés. Chaque peuple a son art de vivre et ce n'est pas facile de trouver un concept général en matière politique: oui ou non privilégierions nous l'intérêt général par rapport à l'intérêt particulier? Pour revenir au modèle économique auquel vous faites allusion il a figuré sous le vocale "économie sociale de marché" dans le projet de Traité Constitutionnel de l'UE, c'est un ersatz du libéralisme: le terme « économie sociale de marché » (en allemand Soziale Marktwirtschaft) est un faux ami comme on dit en lexicologie, c’est une étiquette trompeuse. L’ « économie sociale de marché » ne renvoie pas du tout à un mixte entre économie sociale et économie de marché. Il s’agit d’un courant de pensée né dans l’Allemagne fédérale d’après-guerre et rassemblant des économistes conservateurs autour de la revue ORDO (d’où l’autre nom de ce courant, l’« ordolibéralisme ») dont l'économiste français Bilger qui a influencé De Gaulle à la fin de sa mandature (régionalisation, participation au bénéfice de l'entreprise). C'est toujours la lutte séculaire entre le prince (l'Etat) et le marchand (les affairistes) avec le citoyen qui n'a pas droit au chapitre. Il y a peu, la pensée unique s'appelait dictature. C'est de la novlang. Merci Georges ORWELL

Écrit par : Christou | 18/09/2008

Et comment ça s'appelle un pays qui nationalise son système bancaire ?

Les Etats Socialistes Unis

Mais ils sont où, Mais ils sont où, Mais ils sont où ... les libéraux

Écrit par : Slovar | 19/09/2008

Et oui Slovar, le bloc communiste s'est écroulé pour des raisons économiques iniques, le bloc libéral fait de même. Le hic, c'est que les valeurs virtuelles représentent 50 fois les valeurs réelles. La masse monétaire à "corriger" est colossale et s'est immiscé dans tout les secteurs. Les US jouent seuls et le reste du monde regarde en courbant le dos.
Bruxelles et ses libéraux font grisent mine. SARKO 1er est muet. Il n'y a que le charlot de l'autre coté des alpes qui continu à glapir. Au PS, ça va remuer dans le landernau. La gauche lili bobo n'a plus la cote. Le premier secrétaire et les éléphants se sont couchés devant le dieu marché pour que le PS suive le courant libéral. En attendant, le contribuable va continuer à mettre la main à la poche pour renflouer sa banque sans contrepartie (?). Mais comment financer avec un chômage de masse et des revenus faibles pour une grande partie de la population? Combien de travail partiel parmis les 16 million de salariés sur 65 million d'habitants que j'ai cité plus haut? 12% de ses 16 millions sont dans la production industrielle, le reste sont les services et les professions intermédiaires. Autrement dit, si on donne du pouvoir d'achat on augmente les importations sans créer d'emploi. Il n'y a que les allemands qui ont refusé de casser leur industrie. Ils ont eut raison. SARKO 1er est muet. Il n'y a que le charlot de l'autre coté des Alpes qui continue à glapir. Les libéraux de Bruxelles vont devoir revoir leur copie: démantèlement des services publiques, privatisation des monopoles publiques car privé c'est mieux ce n'est plus dans les comptes des Nations, démantèlement des chemins de fers, les rails d'un coté les trains de l'autre, plus con tu meurs même les US n'ont pas osé ....et la BCE "indépendante". On a mis Trichet à la place d'un allemand pragmatique, c'est une erreur.

Écrit par : Christou | 19/09/2008

UNIVERSITES D'ETE !... Une magnifique création de nos politiciens.

On fini la période estivale pour régler ses petits comptes, mis de côté lors des triplettes à la pétanque arrosées au bon pastis de chez nous, pour se redonner un peu de courage avant d' aborder une nouvelle année riche en promesses (au pluriel). On se redonne du courage, on se tape dans le dos...on se déclare tous solidaires et on témoigne de sa solidarité partisane dans une communion politique hors de portée de ces horribles chroniqueurs.

Certain leader de parti nous la joue fine, sereine, sérieuse, posée et pleine d'esprit de corps. D'autre nous la joue hargneuse, vindicative, revancharde et prêt à sortir les crocs. D'autres encore, les nouveaux arrivés, nous la joue rieuse, enjouée, pleine d' esprit à la Fernandel ou à la Bourvil en se moquant astucieusement de celui ou de ceux qu'ils viennent juste de servir sans vergogne depuis une an. Le petit peuple rit et applaudit devant l' estrade du chantre qui gesticule..

Et puis, il y a les anciens: ceux qui croient que la roue ne tourne pas... et que Paris sera toujours Paris. Les pauvres. Pourtant, ils devraient avoir l' habitude des aléas de la politique et que pour Paris certains apostats ont récité une messe... Et puis! il y a les sauveurs du peuple de France... les éternels Jocrisse de la politique qui sont prêts à déclarer in extenso ou plutôt in extracto: Je fais à la France le don de ma personne pour atténuer son malheur..... Eh bein oui..!.. L état avant tout.

Tout y est passé, durant ces universités d' été tout azimut.. De Gaulle, Schuman, Napoléon, Trotsky, Lénine, Marchais, Giscard (hué), Mao, Staline, Roosevelt.. bref, toutes les anciennes gloires des uns et des autres ont été invoquées et rappelées... Sauf Micherand... personne n'a invoqué le sphinx..Curieux !.. remarquez..ils ont bien oublié Dieu lui-même.. alors Mitterand..?.pensez-donc.

Une tiède Marseillaise a retenti à la clôture de la fête de l' huma.. en lieu et place de l' éternelle Internationale... les bonnes manières se perdent, même au PCF. Ou ce qu'il en reste.

Une énorme bringue à suivi la clôture de l' UdE. de l' UMP pendant laquelle la célèbre Morano a démontré ses aptitudes de contorsionniste et d' équilibriste sur la piste.. Un côté sarkoziste !..

Une magnifique interprétation d' Amhràn na bhFiann (l' hymne irlandais) a retenti lors de la clôture de l' UdE. du MPF devant plus de 700 cadres du parti, debout et applaudissant le leader des nonistes de ce pays: Mr. Declan Ganlay lui-même qui a gratifié l' assemblée d'un vibrant hommage au peuple de France, tout en se permettant de répondre à Sarkozy : Le Traité est Mort....avec l' accent..

Une pale copie de Pon Pon Pon Pon, ici radio Londres a été interprétée par les choristes de Yerres durant les UdE. de la DLR (oubliés les anciens petits copains du RPR et de l' UMP ?..)

Comme d' hab, à la clôture de l' UdE. du PS, c'était surtout la cacophonie et les couteaux qui étaient de mise. Casaque blanche et rose et toque bleue, Royale du Poitou prenait une longueur d'avance.

Il paraît qu'il y a eu aussi une UdE du FN (ils ont encore du pognon). Ils n'ont pu désigner leur futur leader. Le menhir étant de plus en plus érodé, la suspicion règne et personne n' a osé entonner ' c'est nous les africains', sauf Holeindre et Gollnisch qui pleurnichaient dans leurs coins, un mouchoir sur les yeux. Soral et Dieudonné donnent le La. au FN dorénavant. Le monde à l' envers, quoi.

Mais au fait, ces UdE. serviraient-elles uniquement à nos élus qui émargent déjà auprès de nos assemblées, nos conseils généraux et régionaux, nos communes, etc.. de récupérer encore des émoluments et autres avantages sonnants et trébuchants de l' assemblée européenne? Qu' une partie du plafond de cette assemblée me tombe sur la tête si je médis..

Non, c'est sûr.. C'est pour notre bien à tous qu' ils demandent notre voix.. Allez, Tintin, vas-y.. C'est tout bon. on te suit. C'est où Canal+?

Chris du Fier ce 25 Septembre 2008
Haute-Savoie L' autre pays de la résistance.

Écrit par : Chris du Fier | 27/09/2008

Les courants économiques ont des répercussions politiques que nos élites de tout poil se gardent d'expliquer: Smith, théorie du point de vue des entrepreneurs (l'Etat minimaliste - l'anarchisme Jeffersonien) Marx, théorie du point de vue du prolétariat (la disparition programmée de l'Etat - ce qui ne s'est jamais fait, mais est resté avec une dictature menée par une élite) Keynes, théorie du point de vue de l'Etat (l'Etat régulateur), totalement abandonné au Consensus de Washington en 1983, et qui avait donné les "30 glorieuses" Or, l'économie libérale c'est Smith. Et DSK comme d'autres (ROCCARD...) fait partie du courant Saint Simonien, socialistes adhérents au laisser faire économique qui est l'économie de marché (c'est ce qui explique "l'ouverture" sarkosyste).

Or, il n'est pas possible d'avoir une visée sociale et républicaine si on applique la théorie de Smith à la lettre, d'où les contorsions des Saint Simoniens. En effet, si la politique est de privilégier l'intérêt général par rapport à l'intérêt individuel, c'est Keynes, économie basée sur la demande et le revenu du travail. L'économie de marché qui est une économie de rente et basée sur l'offre, c'est l'individu avant l'intérêt général, c'est Smith. Bien entendu, je laisse de coté la théorie de Marx, dont l'analyse économique est toujours d'actualité mais dont le projet politique (le communisme point de passage obligé vers une variante de l'Anarchisme - la disparition de l'Etat) est utopique et inapplicable à la réalité humaine.

Il est remarquable que les gourous de l'économie de marché tendent à refaire ce que les disciples de Marx ont fait: une idéologie. C'est le marché et sa main invisible qui dirige le monde. Et le "marché tel qu'il est vu par les ayatollahs libéraux (économiques - on confond libéralisme des idées et libéralisme économique), c'est l'échange de biens et de services dont la caractéristique est le négoce (le contenu du prix est quasiment ignoré) et non pas l'achat ou la vente ( on étudie dans le détail ce qu'on achète ou vend)

Ce que je regrette au PS, c'est de ne pas exposer ce choix clairement. Et c'est un choix politique .

Écrit par : Christou | 28/09/2008

Les libéraux en ce moment, je ne sais pas où ils sont, mais ils se font tout petits.

Écrit par : Fran | 30/09/2008

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