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31/10/2008

Le militantisme est-il un problème de pouvoir d'achat?

Par Slovar

Ségolène Royal vient à quelques jours du congrès de Reims de lancer son pavé dans la marre: «Le PS a perdu 80.000 militants en un an et demi; je trouve cela très douloureux. Et je trouve scandaleux qu'on aille demander 100, 120 ou 150€ à des gens qui doivent régulariser deux ans pour pouvoir voter. Pour que le parti soit fort, il faut le plus de militants possibles. Si demain, c'est mon équipe qui a la responsabilité de gérer le parti, je ne consulterai même pas: l'adhésion sera à 10 ou 20€,  pour tout le monde. Sauf pour les élus, qui cotiseront en fonction des indemnités qu'ils reçoivent.»

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Ramener la perte de crédibilité et d'adhérents du Parti Socialiste à un montant plafond me semble un raccourci assez simpliste. Qui peut croire qu'il suffit de faire des prix discounts comme chez LIDL ou ALDI pour attirer les candidats militants à la marche en avant du Parti et surtout les classe «populaires» ou «moyennes». Si l'objectif est de retrouver les précédents adhérents à 10 ou 20€, on peut s'interroger sur l'opportunité de faire revenir des militants à l'engagement si peu durable.

Le militantisme est en crise depuis bien longtemps et il faut avoir plus de 50 ans pour se souvenir des militants arpentant les cages d'escalier des foyers populaires. L'engagement politique demande une foi si tenace qu'il faut lui sacrifier sa vie personnelle et quelque fois professionnelle. Militer en étant salarié du privé est un exercice à haut risque.

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28/10/2008

Le PS d'en bas

Par Marc Vasseur

Initialement, je pensais écrire sur Nicolas Sarkozy avec cette redoutable question: Nous laisse-t-il à nous socialistes encore un espace? Et c’est un échange avec Jacques Rosselin de «Vendredi» qui m'a fait changer mon clavier d’épaule.

article_CPS.HJI16.041007151650.photo00.photo.default-512x379.jpgFatalement, à 15 jours du congrès, la teneur des propos échangés avait comme sujet le PS et ses militants et plus particulièrement sur les blogueurs bas du front comme moi et «leur responsabilité» à sortir de la langue de bois pour ne pas désespérer encore davantage Billancourt.

Très franchement, pour le coup, j’ai plutôt l’impression que ce sont les journalistes, en majorité, qui sont dans un certain conformisme de la pensée. Tenez encore ce matin, LibéLille titre sur «Delors vote Aubry»… franchement, j’en ai rien à battre et c’est par-dessus le marché de la non information par excellence.

Pour l’heure, hormis 20minutes.fr qui a fait un effort en demandant à des gugus comme moi d’écrire régulièrement pour leur blog consacré à la rénovation et l’article de David Revault d’Allonnes sur les militants bouseux… on voit pas beaucoup de traces de notre existence… et encore… je fais partie de ceux qui ont une très très petite visibilité, alors je ne vous parle même pas du socialiste cultéreux planqué au fin fond de sa Lozère pour se faire entendre...

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15/10/2008

Le PS en lévitation

Une fois encore, le PS a réussi le tour de force de prendre une position illisible pour le commun des mortels sur le plan proposé par Sarkozy.

Il s’est abstenu, bon cela aurait pu être pire, avec un NPPV (ne participe pas au vote) et une fois n’est pas coutume je ne suis pas loin de penser comme Jean-François Copé qui a déclaré  que "L'abstention, c'est pour moi la négation de l'engagement politique".

image001[55].jpgDans le même temps, ce non-vote n’est pas une surprise en soi, il ne fait que mettre en exergue l’état de délabrement politique et idéologique du PS. Certes, depuis septembre, nos leaders en place et ceux en devenir font feu de tout bois pour tenter d’apparaître dans les médias comme si se préparer quelque chose d’important. Cependant, à l’écoute de déclarations variant au grès du vent c’est que la rénovation idéologique n’est pas pour demain (je préfère ne pas mettre d’exemple pour ne froisser personne).

Depuis maintenant, plusieurs années, il nous est impossible de parler d’une seule voix et d’émettre la moindre contre-proposition à la fois crédible et cohérente. Le projet socialiste de 2006 était un simple empilement de bric et broc afin de ne froisser aucune personnalité. Encore récemment avec le vote de la réforme constitutionnelle, nos dirigeants n’étaient pas en mesure d’opposer une contre-réforme suffisamment étayée.

Pour revenir sur cette crise, il y a bien eu un document commun au Parti Socialiste Européen après une réunion qui s’est tenue la semaine dernière mais il est introuvable sur le site du PS. A ce propos, je passe sur le fait que la crise financière apparaisse après le congrès avec une Une un tonitruant «L'Europe s'est réveillée: il était temps!» qui pourrait laisser supposer que nos députés ont voté pour le plan gouvernemental.

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13/10/2008

Secte, Vacuité et Postures

Par intox2007.info

Finalement, je répond moi-même à la question sur la vacuité des autres motions. En effet encore une fois, une pointure de la "gauche" du PS nous insulte, cette fois-ci c'est secte. Cela vient après que Marie Noelle Lienman ou que Razzie Hammadi aient tenus des propos odieux dans la presse.

Marie Noelle Lienman à donc commis une interview dans le JDD. Elle y distribue les bons point pour la motion Hamon et vomit sur ses camarades.

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09/10/2008

Vive le socialisme 3G!

Par Philippe Gailhardis

Eh bien ça y est: nous y sommes! Tout ce remue-méninges des derniers mois a fini par se cristalliser en six petites motions et j’entends déjà les éternels sceptiques me murmurer à l’oreille: «Tout ça pour ça!».

Pour le célébrissime «militant lambda», qu’il serait orthographiquement plus juste de désigner par la lettre mu (comme le continent disparu), l’heure du choix a sonné. Plus question de se tenir en retrait. Il se retrouve dans la situation du client de super-marché, perplexe devant les six marques de ratatouille qui lui sont proposées.

débat participatif.jpgAfin d’exercer ce droit au nom de quoi l’on justifie toutes nos aliénations, cette fameuse «liberté du consommateur», il va devoir s’esquinter la vue à lire le prix au kilo inscrit en tous petits caractères et trouver en retournant les boîtes en tous sens la vraie composition du produit. C’est l’acte essentiel en société capitaliste, celui qui permet à la concurrence de s’exercer sainement. Le paresseux, le distrait qui prend une boîte au hasard se rend coupable d’un vrai sabotage économique. Pour un congrès socialiste, c’est à peu près la même chose.

Aussi, que de mal on se donne ! Dans chaque section, des élus ou de simples militants mués en conférenciers viennent exposer en dix minutes chrono les motions qu’ils défendent sans les savoir toujours à fond. Chacun parle à son tour, et souvent la discussion est esquivée par crainte de la polémique, tant le psychodrame du traité européen et les invectives de la campagne interne des présidentielles ont disqualifié les affrontements musclés entre camarades ! Comble de paradoxe, on préfère faire cela à la manière d’un débat télévisé des présidentielles américaines. Alors oui, que choisir? Avec toute ma subjectivité de consommateur, mais en tâchant d’éviter la mauvaise foi, puis-je me permettre de vous livrer mes impressions sur les produits?

Franchement, la marque « pôle écologique» me déçoit. Je n’y trouve guère qu’un résumé des idées abondamment ressassées dans les pages « environnement » des médias et, plus grave, l’urgence écologique numéro un de notre temps, à savoir l’extinction massive des espèces provoquée par l’homme, y est escamotée. Il me semble qu’un exercice scolaire aussi sage pourrait être signé par la quasi totalité des socialistes, hormis les pro-nucléaires enragés, signé même, au-delà du parti socialiste, par la secrétaire-générale adjointe de l’UMP!

Le produit Utopia me parait beaucoup plus intéressant. C’est en fait un résumé des deux livres les plus célèbres de Dominique Méda : « Le travail, une valeur en voie de disparition » et « Qu’est-ce que la richesse ? ». Proche conseillère de Ségolène Royal, cette sociologue a tiré la quintessence de l’esprit de 68, celui qui, loin des léninismes poussiéreux, faisait écrire sur les murs: «A bas la société de consommation», «On ne tombe pas amoureux d’un taux de croissance» ou encore «Sous les pavés, la plage». Mais que fait aujourd’hui, me direz-vous, Dominique Méda auprès de celle qui a fait de la «valeur travail» un thème de campagne (thème plus conforme au marxisme de l’élément «drayiste» de son entourage)? L’incompatibilité n’est qu’apparente. Là où Utopia revendique la nécessité de penser les lendemains qui chantent, la motion soutenue par Méda, tout en proposant les outils pour réorienter la croissance, prétend fournir des objectifs applicables immédiatement. Ce sont deux échelles de temps qui se complètent.

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