Premier principe : nous voulons, comme tous les socialistes, un parti socialiste  puissant, plus puissant qu'aujourd'hui. La moyenne électorale du PS, ces 15 dernières années se situe entre 20 et 25 % des suffrages exprimés, sauf exception. Nous pensons que le Parti socialiste peut et doit faire mieux en se fixant comme objectif ambitieux de dépasser les 30 %, comme François Mitterrand nous en a montré la possibilité en 1986 et 1988. Cela dépend de nous, de notre capacité à nous rassembler, à devenir le parti de toute la société française pour porter un idéal réalisable, un enthousiasme, une gaieté et une envie d’être ensemble.

Deuxième principe : nous gardons bien sûr la stratégie d’alliance née à Épinay. Elle consiste d’abord à rassembler la gauche, toute la gauche. C’est à partir de cette stratégie que nous ferons appel, lors des élections, à ceux qui se reconnaîtront dans notre projet et dans ce rassemblement de la gauche ouvert à tous ceux qui veulent offrir à la France des perspectives nouvelles.  A partir de là il est possible et nécessaire, de réunir, avec toutes les gauches rassemblées au soir du premier tour, tous les démocrates qui partagent des valeurs communes avec nous.

Nous voulons un PS fort avec plus de 250 000 militants , ouvert sur la société civile et opérationnel à 100% derrière son/sa candidat(e) à la présidentielle. Nous voulons un projet fort et complet capable de porter le PS au moins à 30% dans un premier tour de présidentielle.

Nous voulons des primaires ouvertes pour le choix du candidat. Et un comportement exemplaires des candidats qui n'auront pas été choisis par les militants.

Une fois ceci fait: Ouverture à nos alliés traditionnels facilité suite à la primaire qui se sera passée avec leur présence.


PUIS :
Ouverture des deux cotés : alter, Npa et Modem , sur la base de notre projet et de nos valeurs en mettent chaque truc et SES électeurs devant le fait accompli : PS pôle central majeur de l'opposition. Avec notre projet et concept de société comme base de négociation. Si Bayrou dit NON, alors on parlera à ses électeurs, idem pour Besancenot. Dans ce cas, le discours sera simple et dirigé vers les électeurs, pas vers les cadres et autres apparatchiks de tout poil.

article_photo_1211982699967-1-0.jpgC'est un peu ce qu'on fait certains aux municipales : Martine Aubry à Lille et qui a réussi semble-t-il, et un jeune ami d'Hamon à Annonay malgré les pénibles démentis de ce dernier. Et ça correspond pile poil à la décision du BN du PS pour les municipales. Henri Emmanueli devrait leur demander quels arguments ces deux là ont utilisé pour convaincre les centristes ou les électeurs du centre....

Franchement, vous n'en avez pas marre qu'on nous prenne pour des cons ? Hemmanueli ne sait pas lire. Et il a la mémoire courte, se souvient il de la France Unie de Mitterrand en 88 ? de l'ouverture que Mitterrand avait voulut faire ? de l'appel aux démocrates en 81 ?

A titre de comparaison, voilà ce que dit la Motion "D" sur ce point, c'est pratiquement la même chose que nous.

Alors Henri, tu sais lire finalement? Là c'est écrit en gros, ça te fera moins mal au crâne!

(Photos: AFP)