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21/04/2008

Aller vers l'idéal et comprendre le réel?

Le PS s'est offert une nouvelle «déclaration de principes» (pour la lire, cliquez ici). Et, afin de définir sa propre nature, il s'y est également donné un slogan: «Aller vers l'idéal et comprendre le réel». Vous avez été nombreux à le commenter sous cet article. «"Aller à l'idéal et comprendre le réel" est une citation archi-connue de Jaurès, lance par exemple notre blogueur Philippe Gailhardis. C'est ce qui distingue le PS des autres partis. La droite modérée ne cherche qu'à gérer la société telle qu'elle est. L'extrême gauche se veut révolutionnaire, donc elle cherche plus à détruire la société existante qu'à en saisir la complexité.» De son côté, Vladana analyse ainsi le débat autour de cette phrase: «Cette déclaration a le mérite de dire la vérité, elle accorde les textes avec la pratique qu'ont les socialistes du pouvoir.»

Certains internautes ne sont pas totalement convaincus. «Vers la république sociale (Jean Jaurès) eut mieux convenu», estime par exemple Lefrançois. Et révolution de proposer «Tendre vers l'idéal et vivre le réel» qui selon lui «collerait mieux à la réalité socialiste».

D'autres sont plus violents dans leur critique. «Cela s'appelle "l'empirisme organisateur", non?», se demande Février. Et Tyronne d'ajouter: «Les intellos socialeux se font mousser une fois de plus. Pourquoi n'installe-t-on pas des éoliennes au Parti Socialeux, ils y brassent tellement de vent que ça devrait être super rentable!» Toujours dans l'humour: «Je verrais plutôt: "Comprendre l'idéal et aller vers le réel"», ironise incongru. Dans la même veine, Fran lance: «Ça suppose que jusque-là on n'avait pas entrepris de comprendre le réel au PS?»

Que pensez-vous de cette phrase? Continuez à nous le dire ci-dessous et proposez-en une de votre cru…

La déclaration de principes (projet)

Parti socialiste 16 avril 2008

Projet

DECLARATION DE PRINCIPES

PREAMBULE


Le Parti socialiste plonge ses racines dans la tradition de l’humanisme et dans la philosophie des Lumières. Il fait siennes les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, proclamées par la Révolution Française. Il est né de la rencontre entre une pensée critique, riche et diverse, et l’action du mouvement ouvrier qui, pendant deux siècles, ont porté une contestation de l’organisation sociale façonnée par le capitalisme et ont défendu le projet d’une société solidaire dont tous les membres jouissent des mêmes libertés et des mêmes droits. Il revendique le souvenir de la Commune, l’héritage de la République et de son oeuvre démocratique, des grandes conquêtes sociales du Front Populaire, de la Libération, de mai 1981 et des gouvernements de gauche qui se sont succédés. Il participe des grands combats politiques et intellectuels pour la liberté de l’homme, de l’Affaire Dreyfus à l’abolition de la peine de mort.
Ces ambitions sont plus que jamais d’actualité. Pour les socialistes, l’être humain est un être doué de raison, libre, un être social qui grandit de sa relation aux autres, ouvert à toutes les potentialités. C’est pour cela, que les conditions dans lesquelles il vit sont essentielles. Bâtir un monde nouveau et meilleur, obéissant à la dignité de l’homme et assurant la sauvegarde de la planète, est la tâche première des socialistes, celle qui motive un engagement renouvelé pour le progrès au fil des générations, par-delà les moyens mis en oeuvre, qui, eux, se formulent différemment dans le temps selon les enjeux et les problèmes. Le socialisme démocratique veut être une explication du monde, une pédagogie de l’action, un avenir pour l’humanité. Sa nature est «d’aller à l’idéal et de comprendre le réel», d’inventer le futur et de travailler dans le présent, d’assumer les tensions et les contradictions
qui en résultent et font la vie humaine.

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17/04/2008

Quoi de neuf en 2008? La femme!

Par Philippe Gailhardis

«Je ne sais pas» disait mon texte précédent. Que de sarcasmes ne m’a-t-il pas valus!

Si je ne comprends pas le désamour qui frappe le PS, ce n'est pas que le PS soit parfait, loin s'en faut (j’y reviendrai), c'est juste qu'il me semble comparativement bien "moins pire" que son rival de droite, le seul autre parti susceptible de gouverner ce pays.

Rien à voir avec l'abyssale incompétence économique de l'UMP, ce Robin des Bois façon verlan qui pille les pauvres pour donner aux riches. Ce cancre économique qui ne cesse de creuser nos déficits tout en nous engueulant, nous les sans-stock-options, comme si tous les malheurs de la France venaient de ce que nous serions d'incurables feignants. Nous, salariés français, pourtant classés comme les plus productifs d’Europe!

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Rien à voir non plus avec ce régime des copains et des coquins de l’UMP, avec ces arrangements crapoteux entre quasi mafiosi des Hauts de Seine et tenanciers de casinos, même si le PS compte aussi sa part de brebis galeuses.

Mais les autres partis de gauche, direz-vous ? Je suis un homme pratique. A quoi sert de militer dans un mouvement qui n’a aucune chance d’arriver à des postes clés du pouvoir, qui même, s’agissant de l’extrême gauche, s’en défend avec des airs de vierge effarouchée?

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15/04/2008

Pour une révolution statutaire

Par Marc Vasseur

En préambule, je vous invite à considérer ce papier comme un «work in progress» non structuré sur lequel j'aimerais connaître vos critiques, propositions… le but… au fond, je n’en sais rien moi-même… une simple pièce au dossier, un ballon d’essai… dans tous les cas, rappelez-vous que je suis insignifiant et qu’avant tout c’est un exercice de style, un exercice d’utopie.

François Hollande (François Hollande, le monde a changé…) nous a proposé de réfléchir avant toute chose sur les statuts, pour ma part je pensais que ceux-ci devaient être la traduction de notre travail de réflexion sur le parti tant sur le plan programmatique qu’idéologique.

Dont acte, commençons donc pas ce règlement intérieur sans perdre de vue qu’il n'est que la traduction d’une autre aspiration, celle d’un parti socialiste ouvert sur la société, et une sorte de creuser d’une nouvelle démocratie en phase avec la révolution informationnelle.

Sur les élus :

-          Instauration du mandat unique pour les élus nationaux, les présidents d’exécutif (maire, président de conseil régionaux…).
-          A dix ans cette règle du mandat unique s’imposera à tous les mandats (seule exception pour les structures intercommunales tant que ces dernières ne sont élues au suffrage universel)
-          Limitation à 3 mandats successifs sur un même poste.
-          Limiter à 2 le nombre de présidences fonctionnelles (HLM, syndicat mixte…)
-          Instauration de la parité dans tous les exécutifs dès les prochaines échéances.

Sur les instances du parti (bureau national, conseil national…):

 -          Afin de d’avoir une représentation plus conforme à la diversité de la société, limiter à 30% le poids des élus dans les différents échelons de représentation du parti (national, fédéral…).
-          Sa composition est issue du congrès avec sur la base des motions. La motion arrivée en tête recueille la majorité + 1 des sièges.  La moitié restante étant répartie entre les motions ayant obtenu 7.5%
-          Le Premier secrétaire, les premiers fédéraux, les secrétaires de section sont élus par les militants.

Sur la reconnaissance des motions :

-          Les motions se voient reconnaître dès lorsqu’elles franchissent les 7,5% des suffrages exprimés.
-          Elles sont dotées d’un budget de fonctionnement.
-          Elles bénéficient d’une tribune dans les outils de communication du parti.
-          Elles ont un droit inaliénable de se réunir.
-          Elles sont régies par les statuts du parti (cumul, parité…)
-          Les motions ont un droit de regard régulier sur les finances du Parti.
-          Celles-ci ont également accès au fichier des adhérents.

Cette reconnaissance implique néanmoins une discipline collective une fois qu’une décision est actée par le parti, à défaut des sanctions peuvent être prises

Sur l’émergence d’une e-Démocratie.

-          Mise en place d’une Fédération Internet, au niveau national, au niveau fédéral.
-          Consulter régulièrement les militants par ce biais («sondage », forum…).
-          Tout adhérent du PS est de facto adhérent de cette fédération.
-          Internet favorisant une certaine horizontalité de l’information, la gestion de celle-ci se fait sur un mode collégial.
-          Celle-ci n’est pas un élément extérieur au PS mais intégrée dans les débats du PS afin de prendre en compte les nouvelles réalités des modes de vie des adhérents.

Voilà mes premiers éléments de réflexion sur les statuts, j’hésite à aller plus loin dans une rédaction plus conforme à ce genre de texte avec un argumentaire digne de ce nom...

11/04/2008

Je ne sais pas

Par Philippe Gailhardis

La plus poignante, à mon goût, des chansons d’amour blessé, n’est pas la trop flamboyante et littéraire « Ne me quitte pas » mais bien la discrète, la pudique et certainement sincère «Je ne sais pas», du même Jacques Brel.

3d2de546bf447d3202a5f65fc60896da.jpgCe «Je ne sais pas», qui revient de façon lancinante, exprime trop bien le désarroi de l’homme qu’on vient de « larguer », qui n’ose même pas encore se demander ce qu’il a fait ou négligé de faire, et se raccroche désespérément aux plus infimes détails matériels de la séparation. Tout lui paraît soudain compliqué, incompréhensible. «Je ne sais pas» aurait pu être l’hymne du parti socialiste après le tsunami du 21 avril. Six ans après, le PS ne sait toujours pas. Et l’on a beau jeu de lui jeter la pierre, de lui reprocher de ne pas avoir su analyser les causes de sa défaite. Ce n’est pas faute, pourtant, d’être rentré en lui-même, jusqu’au nombrilisme.

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