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26/05/2008

Le PS doit-il être libéral?

En affirmant qu'il était «libéral», Bertrand Delanoë a provoqué un débat interne au PS. Ségolène Royal a par exemple estimé qu'être libéral et socialiste était impossible. De son côté, Laurent Fabius a jugé ce débat «tout à fait surréaliste». Nous vous avons demandé si le PS devait être libéral.

Pour Sebounet, c'est non. «Vouloir une politique libérale, c'est faire ce qu'à fais Jospin et se reprendre 10 ans de droite... car voilà où nous a mené la fabuleuse politique de Jospin (dont certain sont fiers), d'avoir voulu marier une politique sociale et libérale, qui a explosé la gauche, et qui à l'heure actuelle n'est toujours pas capable de s'en remettre.» Quant à Fran, il se dit «tiraillé entre le désir d'avoir un PS plus à gauche et la crainte de perdre les élections à chaque fois sur une crise sécuritaire, car il faut le dire, la sécurité c'est le tendon d'Achille des socialistes.»
 
540720365.jpgNila, de son côté s'exprime ainsi: «Le PS n'est pas réaliste et pragmatique face au libéralisme. Si Delanoë veut dire qu'enfin un socialiste va comprendre quelque chose au libéralisme et nous adapter à celui qui domine la planète, je suis d'accord. Le libéralisme économique domine le monde et si nous ne faisons que le rejeter au lieu de trouver des solutions, nous serons distancés, appauvris, fichus quoi. Cela ne veut pas dire qu'il faut tout accepter du libéralisme mais le regarder en face et tenter d'y vivre sans tout perdre de nos acquis. La plus grande partie de la population mondiale n'a que peu d'acquis sociaux, voire aucun. Or, pour le moment, les socialistes restent fuyants sur la question, sans doute conscients de ce qu'il faudrait faire mais anxieux de perdre les voix les plus à gauche.»

Et vous? Qu'en pensez-vous? Quelle doit être la ligne du Parti socialiste au XXIème siècle? Dites-le nous en commentaire ci-dessous…

15/05/2008

Reine Ségolène

Les débats internes au PS, voilà ce que nous avons voulu donner à lire dans ce blog. Un autre blog vient d'ouvrir avec le même but, mais des moyens radicalement différent: «Les chevaliers de la nappe ronde» est son titre.

13/05/2008

Le PS en mode web -2.0

Par Marc Vasseur
 
Clarté, courage, créativité… c’est par ces mots que Bertrand Delanoë se lance dans la bataille du congrès et par là dans la course au leadership. Pour se faire, il a lui aussi sorti son site Internet.

Et pour être honnête… il est d’une tristesse et d’une ergonomie confondante… certains diraient austère…

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24/04/2008

Toulouse: Maastricht des socialistes?

Par Matthieu Vittu

La crise majeure que traverse la gauche dans son ensemble est à la mesure de son renoncement à préempter le champ économique. Nicolas Sarkozy a battu Ségolène Royal parce qu’il apparaissait plus apte à résoudre les problèmes économiques rencontrés par notre pays et en conséquence le plus capable d’améliorer le quotidien des Français. Il nous prouve aujourd’hui le contraire: le candidat de «la France qui souffre» de Charleville est devenu le président de la faillite de Gandrange. La candidate socialiste tentait de le surclasser sur les questions sociétales: souvenons nous simplement de ses coups d’éclat sur l’encadrement militaire des jeunes délinquants, la suppression de la carte scolaire, son repositionnement sur la question du mariage homosexuel, le droit de vote des étrangers, sur la France multicolore qu’elle appelait de ses vœux.

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Ces problématiques sont importantes et méritent des réponses claires, cela ne fait aucun doute. Mais en s’accaparant le champ sociétal, la représentante de la Gauche a négligé la bataille économique, pourtant essentielle.

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15/04/2008

Pour une révolution statutaire

Par Marc Vasseur

En préambule, je vous invite à considérer ce papier comme un «work in progress» non structuré sur lequel j'aimerais connaître vos critiques, propositions… le but… au fond, je n’en sais rien moi-même… une simple pièce au dossier, un ballon d’essai… dans tous les cas, rappelez-vous que je suis insignifiant et qu’avant tout c’est un exercice de style, un exercice d’utopie.

François Hollande (François Hollande, le monde a changé…) nous a proposé de réfléchir avant toute chose sur les statuts, pour ma part je pensais que ceux-ci devaient être la traduction de notre travail de réflexion sur le parti tant sur le plan programmatique qu’idéologique.

Dont acte, commençons donc pas ce règlement intérieur sans perdre de vue qu’il n'est que la traduction d’une autre aspiration, celle d’un parti socialiste ouvert sur la société, et une sorte de creuser d’une nouvelle démocratie en phase avec la révolution informationnelle.

Sur les élus :

-          Instauration du mandat unique pour les élus nationaux, les présidents d’exécutif (maire, président de conseil régionaux…).
-          A dix ans cette règle du mandat unique s’imposera à tous les mandats (seule exception pour les structures intercommunales tant que ces dernières ne sont élues au suffrage universel)
-          Limitation à 3 mandats successifs sur un même poste.
-          Limiter à 2 le nombre de présidences fonctionnelles (HLM, syndicat mixte…)
-          Instauration de la parité dans tous les exécutifs dès les prochaines échéances.

Sur les instances du parti (bureau national, conseil national…):

 -          Afin de d’avoir une représentation plus conforme à la diversité de la société, limiter à 30% le poids des élus dans les différents échelons de représentation du parti (national, fédéral…).
-          Sa composition est issue du congrès avec sur la base des motions. La motion arrivée en tête recueille la majorité + 1 des sièges.  La moitié restante étant répartie entre les motions ayant obtenu 7.5%
-          Le Premier secrétaire, les premiers fédéraux, les secrétaires de section sont élus par les militants.

Sur la reconnaissance des motions :

-          Les motions se voient reconnaître dès lorsqu’elles franchissent les 7,5% des suffrages exprimés.
-          Elles sont dotées d’un budget de fonctionnement.
-          Elles bénéficient d’une tribune dans les outils de communication du parti.
-          Elles ont un droit inaliénable de se réunir.
-          Elles sont régies par les statuts du parti (cumul, parité…)
-          Les motions ont un droit de regard régulier sur les finances du Parti.
-          Celles-ci ont également accès au fichier des adhérents.

Cette reconnaissance implique néanmoins une discipline collective une fois qu’une décision est actée par le parti, à défaut des sanctions peuvent être prises

Sur l’émergence d’une e-Démocratie.

-          Mise en place d’une Fédération Internet, au niveau national, au niveau fédéral.
-          Consulter régulièrement les militants par ce biais («sondage », forum…).
-          Tout adhérent du PS est de facto adhérent de cette fédération.
-          Internet favorisant une certaine horizontalité de l’information, la gestion de celle-ci se fait sur un mode collégial.
-          Celle-ci n’est pas un élément extérieur au PS mais intégrée dans les débats du PS afin de prendre en compte les nouvelles réalités des modes de vie des adhérents.

Voilà mes premiers éléments de réflexion sur les statuts, j’hésite à aller plus loin dans une rédaction plus conforme à ce genre de texte avec un argumentaire digne de ce nom...

 
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