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12/06/2008

Qu’est ce qui nous sépare?

Par Marc Vasseur 

Alors que je m’apprêtais à écrire un nouvel article consacré au théâtre d’ombres que nous offre notre premier secrétaire, François Hollande cette interrogation m’est venue presque naturellement. Car au fond, à lire les premières ébauches de texte dans la perspective de ce congrès, je m’aperçois que beaucoup de nos dirigeants vivent dans une sorte de nostalgie de l’ère Jospin.

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Ahhhh quelle formidable époque que ces années 97-2002 Le temps du socialisme triomphant, de la bonne gestion aux bons résultats économiques pour un peu, ils rêveraient d’inventer la machine à remonter le temps. Après réflexion, j’en viens à me demander si ce gouffre qui peut me séparer d’eux, ce n’est pas au final ce fameux fossé générationnel.

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22/05/2008

Appel aux blogueurs socialistes

Par Valerio Motta

Chers camarades,

Notre phase de congrès commence. Nos adversaires rêvent que ce soit l’occasion de pouvoir affirmer que le parti socialiste est incapable de procéder au débat d’idée sans se foutre sur la gueule.

En notre sein, certains affûtent déjà leurs arguments pour dézinguer la crédibilité des uns, la personnalité des autres. La blogosphère socialiste n’y échappe pas.

Je m’engage à ce que, sur mon blog, les débats ou les prises de positions restent respectueuses de mes camarades socialistes. Bien sûr, la critique des positions des uns ou des autres y aura sa place. Mais la critique des idées, des stratégies et des positions, pas les mots déplacés, pas les phrases outrancières sur les personnes.

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N’hésitez pas à marquer votre approbation en reprenant ce logo sur votre blog et en ajoutant votre blog à la liste de liens qui se constituera par le biais des commentaires de ce billet.

21/05/2008

Un congrès socialiste très première gauche.

Par Marc Vasseur

 

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Pourvu d’une modeste expérience du Parti Socialiste, deux choses me frappent dans ce congrès, outre l’absence encore patente d’un vrai débat de fond, c’est la victoire totale de la ligne sociale-démocrate. Et ce au moment même où celle-ci est moribonde (papier toujours en cours de rédaction).

 

 

La seconde réflexion, plus interne à la France c’est de voir un congrès dominé par la 1er Gauche alors qu’après 35 ans, la 2eme gauche a enfin gagné la bataille idéologique.

 

Alors vous me direz c’est loin tout ça… et bien non… car il est difficile d’oublier que celles-ci étaient respectivement incarnées par François Mitterrand et Michel Rocard.

 

 

Au fond Rocard avait raison dès le congrès de Metz (1979) et pourtant… si on fait une filiation de cette fracture à notre congrès de Reims… la deuxième gauche est sortie du jeu... définitivement ? 

 

De Fabius à Delanoë, de Royal à Moscovici, tous son héritier à leur façon de l’héritage mitterrandien… Ultime victoire posthume de notre machiavel de gauche.

 

 

N’oublions pas que les deux fils naturels de l’unique Président de gauche de la Vème sont Jospin et Fabius et ces deux là s’étaient affrontés à Rennes… avec cependant un ennemi commun Michel Rocard.

 

Or DSK et Delanoë ne sont que deux branches de la jospinie. La trajectoire de Ségolène Royal est certes un peu moins nette et certains seraient tentés de penser qu’avec les clubs deloristes, on pourrait la rattacher à cette deuxième gauche sauf que Jacques Delors s’est toujours bien gardé de se revendiquer ouvertement de cette proximité.

 

 

Quelle importance me direz vous ?

Pour moi elle est essentielle, les figures de cette 2eme gauche (Mendes, Rocard, Maire…) n’ont eu de cesse d’explorer les champs des possibles, dans le sens où la prise en compte de la réalité n’empêche pas la créativité et l’innovation. Un autre élément me parait tout aussi important,la curiosité,  l’écoute, le dialogue avec les acteurs de la société. Il n’est d’ailleurs pas anodin que Michel Rocard ait porté avec talent et conviction  la question des logiciels libres au niveau européen… pourtant ce n’est pas à priori son domaine de prédilection…  

 

 

Caricaturale… je vous invite à un petit retour en arrière sur la mise en place de la seconde loi sur les 35h… mais aussi au cours des deux premiers septennats, je ne suis pas certain que les partenaires sociaux aient un souvenir impérissable du dialogue social de l’époque… Je ne parle pas non plus la lente dégradation des rapports entre le parti socialiste et les intellectuels mais d’éminents universitaires l’attestent.

 

Alors oui, je reste persuadé qu’aujourd’hui, si la 2eme gauche a gagné le débat  économique ; pour la première gauche, la question de la pratique politique reste un sujet… j’ose le mot… tabou. Au fond une conception très pyramidale, très jacobine de la politique.


Alors aujourd’hui, oui j’aime l’agilité intellectuelle et la capacité à sortir des idées d’un DSK (en même temps, j’ai l’impression qu’il s’est un peu émoussé), comme je donne crédit à Ségolène Royal son intuition sur la démocratie participative même si, à mon sens, elle est encore en gestation.

 

 

Cependant, nous avons perdu 30 ans et aujourd’hui nous avons devant nous une social-démocratie à bout de souffle, dans une sorte d’incapacité à penser un monde global et local, replié et ouvert… mais c’est le sujet d’un autre article.

 

Ce mercredi, François-Mitterrand répond à vos questions sur 20minutes.fr

Pour tout comprendre et tout lui demander, cliquez ici

La Rédac 

19/05/2008

Comme un trop plein, comme une lassitude

Par Marc Vasseur

Voilà comme les journaux nous le rappellent depuis samedi matin avec l’entrée en lice de Ségolène Royal, le congrès débute.
 
Pour tout dire et paradoxalement, ça reste pour moi un non-évènement comme le sera tout autant l’annonce de Bertrand Delanoë Au fond, ce matin, je suis un militant lassé.
 
Lassé d’apprendre les candidatures de chacun avant de connaître leurs propositions qui vont au-delà de l’exercice convenu.
 
Lassé, de regarder les uns et les autres se positionner pour exister avant de faire vivre des idées.
 
Lassé d’entendre certains faire  la leçon en oubliant qu’eux même participent à ce concours de chef des socialistes.

Ce week-end comme les semaines précédentes se ressemblent on fourbit les armes, on montre les muscles à travers les signataires, les  fédérations...

Juste pour vous dire messieurs, mesdames je m’en fous ça fait belle lurette que j’ai appris à « penser » par moi-même. Ca fait également quelques années que j’ai arrêté de croire en la femme ou en l’homme providentiel.
 
Qui à ce jour en a d’ailleurs l’étoffe, le charisme, la vision sans faire injure à nos dirigeants actuels aucun.
 
Alors oui quelques autres vont nous dire que le congrès commence de la pire des façons c’est une évidence mais une fois la chose dite on fait quoi Eux-mêmes vont y participer malgré tout sans aller davantage au fond des choses.
 
Un congrès pour rien un congrès du rien juste un bal de prétendants pendant ce temps le militant s’en va, sans un bruit.
 
Alors ce matin je dois être comme beaucoup de mes camarades je suis désabusé avec un drôle de sentiment un trop plein par absence de débats, d’idées.
 
Alors, il restera bien des militants fiers de leur candidat je les respecte mais respectés aussi ceux qui à cette heure s’interrogent encore et je crois que ces derniers sont nombreux dans le PS d’aujourd’hui.

Edit : gros niveau... d'un dirigeant... par charité je ne donne pas le nom de l'auteur de cette déclaration : "«Quand un pâtissier essaie de monter une pièce montée (...) pour une communion, un mariage, il y a la petite figurine au-dessus, elle est importante. Est-ce que le pâtissier commence à faire la figurine d'abord ? Non, en général, il commence à construire la pyramide. Il associe les choses». «Ce qui est valable en pâtisserie est un peu valable en politique".

15/05/2008

Les 3 clés pour un congrès réussi

Par Matthieu Vittu

Mauvaise passe pour Nicolas Sarkozy. Les sondages sont en berne, l’économie en gestation, La France doute. 40 ans après 1968, les Français attendent des réponses qui n’arrivent pas. François Fillon l’a affirmé: «La droite a gagné la bataille idéologique». Mais il le fait au moment où tout porte à croire qu’elle est en train de la perdre. Et nous, socialistes? Serons-nous capable lors de notre prochain congrès de réussir à porter à nouveau la voix de l’espérance? Je veux croire que la réponse est oui. Mais cela tient à trois conditions indispensables, que j’appellerai les trois clés pour un congrès réussi.

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