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21/04/2008

Ma réaction à la déclaration de principes

Par Marc Vasseur 

Avant de plonger dans la machinerie interne des statuts et la mécanique quantique du congrès, le PS a voulu se doter d’une nouvelle déclaration de Principes. L’exercice n’est pas anodin car il permet de poser à plat ce que je considère comme des évidences et d’imposer certaines réalités avant ces deux échéances majeures de juin et novembre. Cette déclaration compte 21 articles aussi je vous en propose ma lecture car après tout je suis chez moi.

Autant le dire et fort heureusement, je me retrouve dans ce texte qui affirme un principe de base nous sommes un parti social démocrate ! Et j’apprécie particulièrement la fin du préambule où il est dit: «Le socialisme démocratique veut être une explication du monde, une pédagogie de l'action, un avenir pour l'humanité. Sa nature est "d'aller à l'idéal et de comprendre le réel", d'inventer le futur et de travailler dans le présent, d'assumer les tensions et les contradictions qui en résultent et font la vie humaine».

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Aller vers l'idéal et comprendre le réel?

Le PS s'est offert une nouvelle «déclaration de principes» (pour la lire, cliquez ici). Et, afin de définir sa propre nature, il s'y est également donné un slogan: «Aller vers l'idéal et comprendre le réel». Vous avez été nombreux à le commenter sous cet article. «"Aller à l'idéal et comprendre le réel" est une citation archi-connue de Jaurès, lance par exemple notre blogueur Philippe Gailhardis. C'est ce qui distingue le PS des autres partis. La droite modérée ne cherche qu'à gérer la société telle qu'elle est. L'extrême gauche se veut révolutionnaire, donc elle cherche plus à détruire la société existante qu'à en saisir la complexité.» De son côté, Vladana analyse ainsi le débat autour de cette phrase: «Cette déclaration a le mérite de dire la vérité, elle accorde les textes avec la pratique qu'ont les socialistes du pouvoir.»

Certains internautes ne sont pas totalement convaincus. «Vers la république sociale (Jean Jaurès) eut mieux convenu», estime par exemple Lefrançois. Et révolution de proposer «Tendre vers l'idéal et vivre le réel» qui selon lui «collerait mieux à la réalité socialiste».

D'autres sont plus violents dans leur critique. «Cela s'appelle "l'empirisme organisateur", non?», se demande Février. Et Tyronne d'ajouter: «Les intellos socialeux se font mousser une fois de plus. Pourquoi n'installe-t-on pas des éoliennes au Parti Socialeux, ils y brassent tellement de vent que ça devrait être super rentable!» Toujours dans l'humour: «Je verrais plutôt: "Comprendre l'idéal et aller vers le réel"», ironise incongru. Dans la même veine, Fran lance: «Ça suppose que jusque-là on n'avait pas entrepris de comprendre le réel au PS?»

Que pensez-vous de cette phrase? Continuez à nous le dire ci-dessous et proposez-en une de votre cru…

La déclaration de principes (projet)

Parti socialiste 16 avril 2008

Projet

DECLARATION DE PRINCIPES

PREAMBULE


Le Parti socialiste plonge ses racines dans la tradition de l’humanisme et dans la philosophie des Lumières. Il fait siennes les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, proclamées par la Révolution Française. Il est né de la rencontre entre une pensée critique, riche et diverse, et l’action du mouvement ouvrier qui, pendant deux siècles, ont porté une contestation de l’organisation sociale façonnée par le capitalisme et ont défendu le projet d’une société solidaire dont tous les membres jouissent des mêmes libertés et des mêmes droits. Il revendique le souvenir de la Commune, l’héritage de la République et de son oeuvre démocratique, des grandes conquêtes sociales du Front Populaire, de la Libération, de mai 1981 et des gouvernements de gauche qui se sont succédés. Il participe des grands combats politiques et intellectuels pour la liberté de l’homme, de l’Affaire Dreyfus à l’abolition de la peine de mort.
Ces ambitions sont plus que jamais d’actualité. Pour les socialistes, l’être humain est un être doué de raison, libre, un être social qui grandit de sa relation aux autres, ouvert à toutes les potentialités. C’est pour cela, que les conditions dans lesquelles il vit sont essentielles. Bâtir un monde nouveau et meilleur, obéissant à la dignité de l’homme et assurant la sauvegarde de la planète, est la tâche première des socialistes, celle qui motive un engagement renouvelé pour le progrès au fil des générations, par-delà les moyens mis en oeuvre, qui, eux, se formulent différemment dans le temps selon les enjeux et les problèmes. Le socialisme démocratique veut être une explication du monde, une pédagogie de l’action, un avenir pour l’humanité. Sa nature est «d’aller à l’idéal et de comprendre le réel», d’inventer le futur et de travailler dans le présent, d’assumer les tensions et les contradictions
qui en résultent et font la vie humaine.

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11/04/2008

Je ne sais pas

Par Philippe Gailhardis

La plus poignante, à mon goût, des chansons d’amour blessé, n’est pas la trop flamboyante et littéraire « Ne me quitte pas » mais bien la discrète, la pudique et certainement sincère «Je ne sais pas», du même Jacques Brel.

3d2de546bf447d3202a5f65fc60896da.jpgCe «Je ne sais pas», qui revient de façon lancinante, exprime trop bien le désarroi de l’homme qu’on vient de « larguer », qui n’ose même pas encore se demander ce qu’il a fait ou négligé de faire, et se raccroche désespérément aux plus infimes détails matériels de la séparation. Tout lui paraît soudain compliqué, incompréhensible. «Je ne sais pas» aurait pu être l’hymne du parti socialiste après le tsunami du 21 avril. Six ans après, le PS ne sait toujours pas. Et l’on a beau jeu de lui jeter la pierre, de lui reprocher de ne pas avoir su analyser les causes de sa défaite. Ce n’est pas faute, pourtant, d’être rentré en lui-même, jusqu’au nombrilisme.

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Le communisme de Jésus et le socialisme de Jaurès

Par Philippe Gailhardis

L’une des choses qui m’ont le plus choqué en porte-à-porte, au moment des présidentielles, c’est l’image injuste, profondément malveillante, que beaucoup de Français, de droite et d’extrême gauche, se font des socialistes.

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Dessin d'un discours de Jean Jaures a l'Assemblee Nationale (SIPA)

 

Pour les gens de droite, nous serions tous des fonctionnaires, nourris aux frais du contribuable, et ne rêvant que de traire les vrais travailleurs au profit de feignants venus de toute la planète. Sans oublier de persécuter la religion ni d’encourager les resquilleurs et les délinquants, tout en enfilant des colliers de trombones pour passer le temps en attendant la fin de la journée (vers 16h45).
C’est d’autant plus injuste quand vous vous rendez chez ces braves gens dans le but de leur exposer un Pacte Présidentiel qui commence par l’impératif de réduire la dette publique, poursuit par la nécessité de réformer l’Etat afin que «un euro dépensé soit un euro utile », affirme haut et fort la nécessité de soutenir les PME et l’innovation, et ne concède aucun droit nouveau sans nouveau devoir, assaisonnant le tout d’un soupçon d’ordre juste. Principe du «donnant – donnant»! Et quand, de plus, le camarade qui vous accompagne n’est pas un fonctionnaire comme moi (faute avouée…) mais un authentique et peu baba cool chef d’entreprise!
Vous essayez de lutter contre les idées reçues mais, très vite, vous vous rendez compte que c’est peine perdue. On ne vous croit pas. On sait mieux que vous, pauvre naïf, ce qu’est le parti socialiste ! Et vous vous apercevez alors que votre interlocuteur ne voit à travers vous que votre propre caricature. Ce n’est pas à un socialiste d’aujourd’hui qu’il pense s’adresser, pas même à un crypto-socialo tendance Epinay. C’est à un chrétien des premiers âges. Il vous prend pour une sorte de Jésus!

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