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21.11.2008

Esprit de corps

Par Philippe Gailhardis

GF2E4BK1H4Z01_FRANCE-SOCIALISTS-_1120_11.JPGOn ne comprend rien à l’incroyable violence verbale, au front commun par-delà les positionnements blablatiques de congrès, qui accompagnent l’irrésistible ascension de Ségolène Royal (Photo Reuters) comme les mouches accompagnent le promeneur des bois. Non, on n’y comprend rien si l’on ne se rend pas compte que tous ces gens ne se battent pas pour la défense de leurs idées, convenues et interchangeables, mais pour la défense infiniment plus vitale de leur clan, et par-delà leur clan, de leur bifteck.

Il y a au parti socialiste, comme dans nombre d’entreprises françaises, un esprit de corps. Ce ne sont pas les polytechniciens comme à France Télécom, les minards comme ailleurs, pas même les énarques, c’est le corps des politiciens professionnels, des salariés du parti et des collectivités locales qu’il détient. C’est parce qu’il vit de ses collectivités locales que le parti tient si peu à gagner les élections nationales, la moindre victoire au national étant souvent payée d’un revers aux élections locales, son véritable fond de commerce.

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18.11.2008

Yes we can foutre le bordel

Par intox2007

1625594568.jpgÇa pourrait être la devise du PS qui risque de sortir des urnes, devant tant de désinformations et de manipulations et gesticulations d'appareil.

Qui a parlé de synthèse sans la faire? Qui a voté pour exclure une motion de la commission des résolutions sans respecter les statuts du PS? Qui a parlé d'un texte de synthèse existant entre Aubry, Hamon et Delanoë... que personne n'a jamais vu alors que Ségolène Royal a eu le courage politique de publier les courriers envoyés aux différentes motions? Cherchez bien, ce sont eux les adeptes du bordel et eux qui l'alimentent.

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03.10.2008

Prendre de l'avance.

Par Valerio Motta

Hier soir, j'ai été écouter ce qui se disait en réunion de section dans un débat de présentation des motions. J'ai eu parfois l'impression de voir des camarades faire les débats des congrès d'hier ou qu'ils se battaient pour préparer avant-hier.

Les questions qui nous sont posées par l'avenir ne sont pas celles du réformisme ou pas. C'est un débat d'avant-hier, déjà réglé par l'histoire. Les postures anti-libérales adoptées par les trois motions issues de la directions sortantes pourraient être réjouissantes. Elles ne le sont pas, et ils serait presque vain de rentrer dans une argumentation sur le thème "on l'avait dit que ça allait arriver".

Pourquoi ? Parce que si les trois motions issues de la direction sortante dénoncent le libéralisme et réclament de la régulation, elles s'arrêtent au milieu du gué. Dénonciation, mais pas de solution. Diagnostic sans traitement. Autant entamer une danse des mots devant le Veau d'Or. Sans tarif extérieur commun, sans reprise en main du politique sur la Banque Centrale européenne, rien ne pourra freiner les crises à venir et construire une mondialisation plus respectueuse des hommes, des femmes et de notre planète.

En 2012 nous ne devrons pas répondre qu'aux crises d'aujourd'hui, mais aux prochaines qui se poseront. En 2012 il ne s'agira pas de savoir qui avait raison ou tort à Dijon ou au Mans mais à préparer la France des années 2020. Et les outils traditionnels de la social démocratie, nos marges de manoeuvre auront été largement rabotées ou mises en pièces par 17 années sous des présidences de droite. Etat providence affaibli, situation budgétaire catastrophique, services publics éventrés. Voilà pourquoi la question des outils que nous voulons mettre au service de nos dénonciations est si importante. Voilà pourquoi j'ai signé la motion qui propose de se projeter vers l'avenir, de construire un rapport décomplexé à nos outils et à notre politique face à une droite qui perd la tête et qui en vient à nationaliser.

Pour moi, ce sera un monde d'avance, avec Benoît Hamon.

30.09.2008

Congrés 2008: le choix entre 3 hedge funds et 1 livret A

Par Frédéric Polan

Motions Aubry-Fabius, Delanoë, Royal: les placements risque-tout des hedge funds! Les résultats du sondage Opinion Way, sur l'avenir de la Gauche sont limpides:

Question: «Dans les mois qui viennent, quelle est pour vous la priorité de la Gauche?»
- 66%: rénover son projet
- 2%: ne sait pas
- 32%: désigner un leader
(source)

Donner sa voix à l'une de ces 3 motions, c'est faire le choix du retour de la géguerre entre les présidentiables. Le vainqueur tirera la couverture que les perdants  feront un malin plaisir de détricoter. Et surtout n'oublions pas le 4eme larron: la marionettiste DSK, qui de son loft du FMI, a pris soin de répartir ses troupes chez Delanoë et Aubry-Fabius. Assurément un placement de risque tout! Sarkozy va-t-il nationaliser les pertes?

Motion Hamon: le placement du bon pére de famille du Livret A!

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Benoît Hamon, Laurent Fabius et Pierre Moscovici (AFP)

Benoit Hamon est un placement de solidité:
Enfant de l'ascenseur social, il a obtenu un Bac+3 en prenant soin d'éviter l'ENA. Il a fait ses classes chez les jeunes du MJS, avant de devenir conseiller municipal puis député européen en 2004 (membre de la très recherchée commission des affaires économiques et monétaires).

Sa motion a réussi a fédérer toute l'aile gauche du parti (exploit non réalisé en 30 ans), des ex-fabuisiens comme le ministre Paul Quilés, des ex-rocardiens comme Pierre Larroutourou.

Non présidentiable en 2012, il sera en mesure de rénover le projet du PS, de préparer sereinement l'organisation des primaires de 2011.

Assurément un bon placement sans risque, qui va prendre de la valeur. Le experts notent déjà une inflation des votants.

01.07.2008

Préambules aux contributions

Par Marc Vasseur

Vacances aidant, mon blog va aussi prendre ses quartiers d’été avec néanmoins quelques objectifs que le scribouillard s’assigne.

Tout d’abord, je compte faire quelques papiers sur les contributions en les passant à plusieurs bancs d’essai. Si certains estiment que les contributions ne doivent pas contenir de propositions, je pense qu’au contraire c’est bien le temps de celles-ci car elles permettent, théoriquement, d’amoindrir les distorsions liées aux stratégies de chacun en vue des motions.

Et quand j’entends propositions, je parle d’éléments tangibles et concrets, pas du verbiage qui veut tout dire et ne rien dire du style «Faut se mettre en réseau», «faut se mettre au travail» pour moi, de tels propos doivent se décliner concrètement sinon ils n’ont aucun sens si ce n’est de gloser sur le sexe des anges. Mes wcs sont tapissés de voeux pieux issus des différents congrès.

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12.06.2008

Qu’est ce qui nous sépare?

Par Marc Vasseur 

Alors que je m’apprêtais à écrire un nouvel article consacré au théâtre d’ombres que nous offre notre premier secrétaire, François Hollande cette interrogation m’est venue presque naturellement. Car au fond, à lire les premières ébauches de texte dans la perspective de ce congrès, je m’aperçois que beaucoup de nos dirigeants vivent dans une sorte de nostalgie de l’ère Jospin.

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Ahhhh quelle formidable époque que ces années 97-2002 Le temps du socialisme triomphant, de la bonne gestion aux bons résultats économiques pour un peu, ils rêveraient d’inventer la machine à remonter le temps. Après réflexion, j’en viens à me demander si ce gouffre qui peut me séparer d’eux, ce n’est pas au final ce fameux fossé générationnel.

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22.05.2008

Appel aux blogueurs socialistes

Par Valerio Motta

Chers camarades,

Notre phase de congrès commence. Nos adversaires rêvent que ce soit l’occasion de pouvoir affirmer que le parti socialiste est incapable de procéder au débat d’idée sans se foutre sur la gueule.

En notre sein, certains affûtent déjà leurs arguments pour dézinguer la crédibilité des uns, la personnalité des autres. La blogosphère socialiste n’y échappe pas.

Je m’engage à ce que, sur mon blog, les débats ou les prises de positions restent respectueuses de mes camarades socialistes. Bien sûr, la critique des positions des uns ou des autres y aura sa place. Mais la critique des idées, des stratégies et des positions, pas les mots déplacés, pas les phrases outrancières sur les personnes.

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N’hésitez pas à marquer votre approbation en reprenant ce logo sur votre blog et en ajoutant votre blog à la liste de liens qui se constituera par le biais des commentaires de ce billet.

21.05.2008

Un congrès socialiste très première gauche.

Par Marc Vasseur

 

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Pourvu d’une modeste expérience du Parti Socialiste, deux choses me frappent dans ce congrès, outre l’absence encore patente d’un vrai débat de fond, c’est la victoire totale de la ligne sociale-démocrate. Et ce au moment même où celle-ci est moribonde (papier toujours en cours de rédaction).

 

 

La seconde réflexion, plus interne à la France c’est de voir un congrès dominé par la 1er Gauche alors qu’après 35 ans, la 2eme gauche a enfin gagné la bataille idéologique.

 

Alors vous me direz c’est loin tout ça… et bien non… car il est difficile d’oublier que celles-ci étaient respectivement incarnées par François Mitterrand et Michel Rocard.

 

 

Au fond Rocard avait raison dès le congrès de Metz (1979) et pourtant… si on fait une filiation de cette fracture à notre congrès de Reims… la deuxième gauche est sortie du jeu... définitivement ? 

 

De Fabius à Delanoë, de Royal à Moscovici, tous son héritier à leur façon de l’héritage mitterrandien… Ultime victoire posthume de notre machiavel de gauche.

 

 

N’oublions pas que les deux fils naturels de l’unique Président de gauche de la Vème sont Jospin et Fabius et ces deux là s’étaient affrontés à Rennes… avec cependant un ennemi commun Michel Rocard.

 

Or DSK et Delanoë ne sont que deux branches de la jospinie. La trajectoire de Ségolène Royal est certes un peu moins nette et certains seraient tentés de penser qu’avec les clubs deloristes, on pourrait la rattacher à cette deuxième gauche sauf que Jacques Delors s’est toujours bien gardé de se revendiquer ouvertement de cette proximité.

 

 

Quelle importance me direz vous ?

Pour moi elle est essentielle, les figures de cette 2eme gauche (Mendes, Rocard, Maire…) n’ont eu de cesse d’explorer les champs des possibles, dans le sens où la prise en compte de la réalité n’empêche pas la créativité et l’innovation. Un autre élément me parait tout aussi important,la curiosité,  l’écoute, le dialogue avec les acteurs de la société. Il n’est d’ailleurs pas anodin que Michel Rocard ait porté avec talent et conviction  la question des logiciels libres au niveau européen… pourtant ce n’est pas à priori son domaine de prédilection…  

 

 

Caricaturale… je vous invite à un petit retour en arrière sur la mise en place de la seconde loi sur les 35h… mais aussi au cours des deux premiers septennats, je ne suis pas certain que les partenaires sociaux aient un souvenir impérissable du dialogue social de l’époque… Je ne parle pas non plus la lente dégradation des rapports entre le parti socialiste et les intellectuels mais d’éminents universitaires l’attestent.

 

Alors oui, je reste persuadé qu’aujourd’hui, si la 2eme gauche a gagné le débat  économique ; pour la première gauche, la question de la pratique politique reste un sujet… j’ose le mot… tabou. Au fond une conception très pyramidale, très jacobine de la politique.


Alors aujourd’hui, oui j’aime l’agilité intellectuelle et la capacité à sortir des idées d’un DSK (en même temps, j’ai l’impression qu’il s’est un peu émoussé), comme je donne crédit à Ségolène Royal son intuition sur la démocratie participative même si, à mon sens, elle est encore en gestation.

 

 

Cependant, nous avons perdu 30 ans et aujourd’hui nous avons devant nous une social-démocratie à bout de souffle, dans une sorte d’incapacité à penser un monde global et local, replié et ouvert… mais c’est le sujet d’un autre article.

 

Ce mercredi, François-Mitterrand répond à vos questions sur 20minutes.fr

Pour tout comprendre et tout lui demander, cliquez ici

La Rédac 

19.05.2008

Comme un trop plein, comme une lassitude

Par Marc Vasseur

Voilà comme les journaux nous le rappellent depuis samedi matin avec l’entrée en lice de Ségolène Royal, le congrès débute.
 
Pour tout dire et paradoxalement, ça reste pour moi un non-évènement comme le sera tout autant l’annonce de Bertrand Delanoë Au fond, ce matin, je suis un militant lassé.
 
Lassé d’apprendre les candidatures de chacun avant de connaître leurs propositions qui vont au-delà de l’exercice convenu.
 
Lassé, de regarder les uns et les autres se positionner pour exister avant de faire vivre des idées.
 
Lassé d’entendre certains faire  la leçon en oubliant qu’eux même participent à ce concours de chef des socialistes.

Ce week-end comme les semaines précédentes se ressemblent on fourbit les armes, on montre les muscles à travers les signataires, les  fédérations...

Juste pour vous dire messieurs, mesdames je m’en fous ça fait belle lurette que j’ai appris à « penser » par moi-même. Ca fait également quelques années que j’ai arrêté de croire en la femme ou en l’homme providentiel.
 
Qui à ce jour en a d’ailleurs l’étoffe, le charisme, la vision sans faire injure à nos dirigeants actuels aucun.
 
Alors oui quelques autres vont nous dire que le congrès commence de la pire des façons c’est une évidence mais une fois la chose dite on fait quoi Eux-mêmes vont y participer malgré tout sans aller davantage au fond des choses.
 
Un congrès pour rien un congrès du rien juste un bal de prétendants pendant ce temps le militant s’en va, sans un bruit.
 
Alors ce matin je dois être comme beaucoup de mes camarades je suis désabusé avec un drôle de sentiment un trop plein par absence de débats, d’idées.
 
Alors, il restera bien des militants fiers de leur candidat je les respecte mais respectés aussi ceux qui à cette heure s’interrogent encore et je crois que ces derniers sont nombreux dans le PS d’aujourd’hui.

Edit : gros niveau... d'un dirigeant... par charité je ne donne pas le nom de l'auteur de cette déclaration : "«Quand un pâtissier essaie de monter une pièce montée (...) pour une communion, un mariage, il y a la petite figurine au-dessus, elle est importante. Est-ce que le pâtissier commence à faire la figurine d'abord ? Non, en général, il commence à construire la pyramide. Il associe les choses». «Ce qui est valable en pâtisserie est un peu valable en politique".

15.05.2008

Les 3 clés pour un congrès réussi

Par Matthieu Vittu

Mauvaise passe pour Nicolas Sarkozy. Les sondages sont en berne, l’économie en gestation, La France doute. 40 ans après 1968, les Français attendent des réponses qui n’arrivent pas. François Fillon l’a affirmé: «La droite a gagné la bataille idéologique». Mais il le fait au moment où tout porte à croire qu’elle est en train de la perdre. Et nous, socialistes? Serons-nous capable lors de notre prochain congrès de réussir à porter à nouveau la voix de l’espérance? Je veux croire que la réponse est oui. Mais cela tient à trois conditions indispensables, que j’appellerai les trois clés pour un congrès réussi.

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