Avertir le modérateur

02/10/2008

DSK osera-t-il la taxe Tobin?

Par Marc Vasseur

Le plan Paulson est en passe d’être adopté, son but tenter de cautériser une plaie sur une jambe de bois par le biais des joyeux contribuables. On aura vu avec ravissement certains de nos ânes libéraux se draper dans un linceul de vertu prenant la posture de la vierge effarouchée avec les doigts croisés dans le dos,  en dénonçant cette intervention de la puissance publique.

article_photo_1213049300730-1-0.jpgAu-delà des effets immédiats, des effets de tribune dénonçant ces spéculateurs avides, ces parachutes dorés, ces suppliques demandant davantage de régulation et de transparence… on arrive au bout d’un système, d’une idéologie. Il ne s’agit pas de dire que l’économie de marché est morte, on serait d’ailleurs bien en peine d’offrir une alternative crédible à celui-ci mais bien de prendre acte que l’absence de toute régulation si elle a effectivement fluidifié les marchés, elle est entrain de liquéfier l’économie dans son ensemble. Ce constat est partagé par de nombreux économistes comme Jacques Sapir qui démontre dans un document d’une douzaine de pages que « les dérives de la finance américaine qui ont contaminé une bonne partie de la finance mondiale sont d’abord et avant tout le produit de la crise d’un modèle de développement, celui du néo-libéralisme américain qui prétend développer une économie capitaliste en comprimant toujours plus les salaires» (Les 7 jours qui ont ébranlé la finance).

Lire la suite

19/09/2008

Martine Aubry: retour vers le futur

Par Marc Vasseur

article_photo_1208522359496-3-0.jpg
La maire PS de Lille Martine Aubry et Pierre Mauroy, le 18 avril 2008. Photo AFP

On savait la pratique de l'immobilisme comme un art assumé par certain, sur le thème «non n'avons rien fait mais cela va changer»... C'est d'ailleurs l'aveu fait par François Hollande lors de sa réunion avec Bertrand Delanoë avec ce très beau passage «il nous faut une orientation...». Ce qui laisse à penser qu'avant nous n'en n'avions pas.

Lire la suite

16/09/2008

Voie royale pour une ligne claire?

Par Marc Vasseur

Je suis content de ce jeu de mots.

A part ça, depuis hier et l’annonce de Ségolène Royal de mettre au frigidaire les ambitions personnelles d’elle-même et d’autres égos, on commence à y voir plus claire pour ce congrès.

article_photo_1218642321671-1-0.jpg

Je l’avoue humblement, je me suis trompé. J’avais pensé à l’émergence de deux  blocs (Aubry-DSK-Fabius / Hollande-Delanoë-Royal) et bien non il y en aura à priori au moins trois.

Aubry (si elle ne jette pas l’éponge avant mais) avec ce qu’il reste de fans de DSK, Fabius… en somme la reconstitution du trio magique (mots employés par elle-même) après le non à la constitution pour remettre le PS au travail… déjà…  La dynamique des «reconstruteurs», si il y a eu, semble grippée. L’université de rentrée de la fédération du Nord n’a pas eu le succès escompté, 700 personnes, l’un des plus mauvais chiffre depuis son existence. Et, si il y avait 250-300 personnes en fédé lors de la présentation des contributions à Lille, c’est assez peu au regard des 8000 adhérents surtout quand on joue à domicile.

Hollande et Delanoë qui «réunionnent» ce soir. On connaît les soutiens pour le deuxième (Jospin et Rocard…), par contre je ne sais plus très bien hormis Harlem Désir ceux qui soutiennent encore François.

Enfin, on a appris hier que la ligne claire, emmenée par Gérard Collomb et le puissant patron de la fédération des Bouches du Rhône, était parvenue à un accord avec Ségolène Royal… Avec en passager clandestin Pierre Moscovici… mais il faut bien quelques cocus à chaque congrès.
Je n’oublie pas l’aile gauche mais Hamon rejoindra-t-il Aubry ou Mélenchon, c’est bien le problème de cette dernière… gagner sur sa gauche n’est ce pas craindre une fuite de quelques soutiens notoires…

Vous voyez rien n’est simple dans ce congrès… avec en prime, une vraie question…  Ils font un bout de chemin ensemble mais pour quoi faire?

21/05/2008

Un congrès socialiste très première gauche.

Par Marc Vasseur

 

889211270.jpg

Pourvu d’une modeste expérience du Parti Socialiste, deux choses me frappent dans ce congrès, outre l’absence encore patente d’un vrai débat de fond, c’est la victoire totale de la ligne sociale-démocrate. Et ce au moment même où celle-ci est moribonde (papier toujours en cours de rédaction).

 

 

La seconde réflexion, plus interne à la France c’est de voir un congrès dominé par la 1er Gauche alors qu’après 35 ans, la 2eme gauche a enfin gagné la bataille idéologique.

 

Alors vous me direz c’est loin tout ça… et bien non… car il est difficile d’oublier que celles-ci étaient respectivement incarnées par François Mitterrand et Michel Rocard.

 

 

Au fond Rocard avait raison dès le congrès de Metz (1979) et pourtant… si on fait une filiation de cette fracture à notre congrès de Reims… la deuxième gauche est sortie du jeu... définitivement ? 

 

De Fabius à Delanoë, de Royal à Moscovici, tous son héritier à leur façon de l’héritage mitterrandien… Ultime victoire posthume de notre machiavel de gauche.

 

 

N’oublions pas que les deux fils naturels de l’unique Président de gauche de la Vème sont Jospin et Fabius et ces deux là s’étaient affrontés à Rennes… avec cependant un ennemi commun Michel Rocard.

 

Or DSK et Delanoë ne sont que deux branches de la jospinie. La trajectoire de Ségolène Royal est certes un peu moins nette et certains seraient tentés de penser qu’avec les clubs deloristes, on pourrait la rattacher à cette deuxième gauche sauf que Jacques Delors s’est toujours bien gardé de se revendiquer ouvertement de cette proximité.

 

 

Quelle importance me direz vous ?

Pour moi elle est essentielle, les figures de cette 2eme gauche (Mendes, Rocard, Maire…) n’ont eu de cesse d’explorer les champs des possibles, dans le sens où la prise en compte de la réalité n’empêche pas la créativité et l’innovation. Un autre élément me parait tout aussi important,la curiosité,  l’écoute, le dialogue avec les acteurs de la société. Il n’est d’ailleurs pas anodin que Michel Rocard ait porté avec talent et conviction  la question des logiciels libres au niveau européen… pourtant ce n’est pas à priori son domaine de prédilection…  

 

 

Caricaturale… je vous invite à un petit retour en arrière sur la mise en place de la seconde loi sur les 35h… mais aussi au cours des deux premiers septennats, je ne suis pas certain que les partenaires sociaux aient un souvenir impérissable du dialogue social de l’époque… Je ne parle pas non plus la lente dégradation des rapports entre le parti socialiste et les intellectuels mais d’éminents universitaires l’attestent.

 

Alors oui, je reste persuadé qu’aujourd’hui, si la 2eme gauche a gagné le débat  économique ; pour la première gauche, la question de la pratique politique reste un sujet… j’ose le mot… tabou. Au fond une conception très pyramidale, très jacobine de la politique.


Alors aujourd’hui, oui j’aime l’agilité intellectuelle et la capacité à sortir des idées d’un DSK (en même temps, j’ai l’impression qu’il s’est un peu émoussé), comme je donne crédit à Ségolène Royal son intuition sur la démocratie participative même si, à mon sens, elle est encore en gestation.

 

 

Cependant, nous avons perdu 30 ans et aujourd’hui nous avons devant nous une social-démocratie à bout de souffle, dans une sorte d’incapacité à penser un monde global et local, replié et ouvert… mais c’est le sujet d’un autre article.

 

Ce mercredi, François-Mitterrand répond à vos questions sur 20minutes.fr

Pour tout comprendre et tout lui demander, cliquez ici

La Rédac 

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu