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15/07/2008

Pour nous, le changement est possible!

Par Audrey Ait Kheddache (62), Flavien Chailleux (75), Alexandre Cousin (62), Antoine Galewski (62), Xavier Henry (75), Julien Kien (95), Maxime Lonlas (17), Alexandrine Nancy (91), Matthieu Salesse (81), Bertrand Vasnier (75), Matthieu Vittu (62)
 
Jeunes et socialistes, nous ne nous résignons pas. Le changement est nécessaire et possible. C'est pour cela que nous avons fait le choix de nous engager, autour d'Emmanuel Maurel, Anne Ferreira, Paul Quilès, Marie-Noëlle Lienemann et Jean Mallot pour la contribution «Changer!».

Qu'est ce qui a bien pu motiver toute une génération à combattre le FN en 2002, le CPE en 2004, la loi Pécresse en 2007…..si ce n'est le désir de changer!

Malgré nos mises en garde répétées, la droite piétine aujourd'hui la jeunesse. Génération précaire, génération qu'on fout en l'air. Stages faiblement rémunérés à répétition, liste d'attente dantesque pour des chambres de 9m2, petits boulots pour survivre, bourses au compte goutte pour éviter de sombrer. La jeunesse attend une politique éducative offensive, une offre salariale alléchante, on lui répond appauvrissement universitaire et contrats précaires. Une immense tache est à relever pour les socialistes : remettre l'éducation et la formation au cœur de toutes nos préoccupations.

C'est parce que nous sommes socialistes que nous n'acceptons pas cette situation.

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La responsabilité de notre parti est immense. Trop souvent en proie à un social défaitisme dévastateur, il a renoncé à mener la bataille culturelle. Et lorsqu'on renonce, on perd à coup sûr ! Un grand nombre de jeunes sont engagés dans les mouvements associatifs et syndicaux, délaissant le combat politique. Le PS ne parvient pas à capter ce profond désir de changement qu'exprime la jeunesse de ce pays. C'est pourquoi il doit profondément se rénover : être un parti plus ouvert, pluriel. Nous devons engager un grand processus de rassemblement de toute la gauche, qu'il s'agisse des partis politiques ou des acteurs du mouvement social. Un tel défi a besoin d'un moteur, que pourrait être le Parti Socialiste. Une telle bataille, nous souhaitons la mener.

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03/07/2008

Vers une nuit du 4 août?

Par Philippe Gailhardis (Gulliver)

En regardant Ushuaia Nature hier soir sur TF1, je me disais que ces Zoe, Indiens d’Amazonie qui ne savent pas ce qu’est l’argent, la possession, le pêché, la convoitise, les prêtres, qui vivent en harmonie avec la nature et n’ont pas la moindre idée de ce qu’est un chef, ces Zoé représentent l’âge d’or dont nous rêvons tous (sauf les missionnaires, les capitalistes et les chefs), notre idéal socialiste.

Et je me disais que la révolution néolithique, qui a apporté tous les fléaux que je viens de citer, en même temps que l’agriculture et les villes, n’est peut-être qu’une monstrueuse erreur d’aiguillage de la civilisation humaine. Elle est notre pêché originel, le prix à payer pour pouvoir mordre dans le fruit de la connaissance scientifique. Mais ce fruit est tellement délicieux! C’est si excitant de lire dans Sciences&Vie des entrefilets de ce genre: «On a découvert entre deux amas de galaxies un pont de gaz à plusieurs millions de degrés. D’une longueur de 4 millions d’années lumière, il pourrait expliquer en partie le mystère de la matière noire».

Les Zoés ignorent la poésie de la science…

Tout en me disant cela, je songeais à quel point notre parti socialiste, dans son fonctionnement intime et quotidien, est éloigné de cet idéal socialiste. Je n’ai jamais aimé le concept drayiste d’éléphant, bien trop binaire. Il n’y a pas d’un côté des pachydermes et de l’autre quoi? Des gazelles?

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22/05/2008

Appel aux blogueurs socialistes

Par Valerio Motta

Chers camarades,

Notre phase de congrès commence. Nos adversaires rêvent que ce soit l’occasion de pouvoir affirmer que le parti socialiste est incapable de procéder au débat d’idée sans se foutre sur la gueule.

En notre sein, certains affûtent déjà leurs arguments pour dézinguer la crédibilité des uns, la personnalité des autres. La blogosphère socialiste n’y échappe pas.

Je m’engage à ce que, sur mon blog, les débats ou les prises de positions restent respectueuses de mes camarades socialistes. Bien sûr, la critique des positions des uns ou des autres y aura sa place. Mais la critique des idées, des stratégies et des positions, pas les mots déplacés, pas les phrases outrancières sur les personnes.

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N’hésitez pas à marquer votre approbation en reprenant ce logo sur votre blog et en ajoutant votre blog à la liste de liens qui se constituera par le biais des commentaires de ce billet.

21/05/2008

Un congrès socialiste très première gauche.

Par Marc Vasseur

 

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Pourvu d’une modeste expérience du Parti Socialiste, deux choses me frappent dans ce congrès, outre l’absence encore patente d’un vrai débat de fond, c’est la victoire totale de la ligne sociale-démocrate. Et ce au moment même où celle-ci est moribonde (papier toujours en cours de rédaction).

 

 

La seconde réflexion, plus interne à la France c’est de voir un congrès dominé par la 1er Gauche alors qu’après 35 ans, la 2eme gauche a enfin gagné la bataille idéologique.

 

Alors vous me direz c’est loin tout ça… et bien non… car il est difficile d’oublier que celles-ci étaient respectivement incarnées par François Mitterrand et Michel Rocard.

 

 

Au fond Rocard avait raison dès le congrès de Metz (1979) et pourtant… si on fait une filiation de cette fracture à notre congrès de Reims… la deuxième gauche est sortie du jeu... définitivement ? 

 

De Fabius à Delanoë, de Royal à Moscovici, tous son héritier à leur façon de l’héritage mitterrandien… Ultime victoire posthume de notre machiavel de gauche.

 

 

N’oublions pas que les deux fils naturels de l’unique Président de gauche de la Vème sont Jospin et Fabius et ces deux là s’étaient affrontés à Rennes… avec cependant un ennemi commun Michel Rocard.

 

Or DSK et Delanoë ne sont que deux branches de la jospinie. La trajectoire de Ségolène Royal est certes un peu moins nette et certains seraient tentés de penser qu’avec les clubs deloristes, on pourrait la rattacher à cette deuxième gauche sauf que Jacques Delors s’est toujours bien gardé de se revendiquer ouvertement de cette proximité.

 

 

Quelle importance me direz vous ?

Pour moi elle est essentielle, les figures de cette 2eme gauche (Mendes, Rocard, Maire…) n’ont eu de cesse d’explorer les champs des possibles, dans le sens où la prise en compte de la réalité n’empêche pas la créativité et l’innovation. Un autre élément me parait tout aussi important,la curiosité,  l’écoute, le dialogue avec les acteurs de la société. Il n’est d’ailleurs pas anodin que Michel Rocard ait porté avec talent et conviction  la question des logiciels libres au niveau européen… pourtant ce n’est pas à priori son domaine de prédilection…  

 

 

Caricaturale… je vous invite à un petit retour en arrière sur la mise en place de la seconde loi sur les 35h… mais aussi au cours des deux premiers septennats, je ne suis pas certain que les partenaires sociaux aient un souvenir impérissable du dialogue social de l’époque… Je ne parle pas non plus la lente dégradation des rapports entre le parti socialiste et les intellectuels mais d’éminents universitaires l’attestent.

 

Alors oui, je reste persuadé qu’aujourd’hui, si la 2eme gauche a gagné le débat  économique ; pour la première gauche, la question de la pratique politique reste un sujet… j’ose le mot… tabou. Au fond une conception très pyramidale, très jacobine de la politique.


Alors aujourd’hui, oui j’aime l’agilité intellectuelle et la capacité à sortir des idées d’un DSK (en même temps, j’ai l’impression qu’il s’est un peu émoussé), comme je donne crédit à Ségolène Royal son intuition sur la démocratie participative même si, à mon sens, elle est encore en gestation.

 

 

Cependant, nous avons perdu 30 ans et aujourd’hui nous avons devant nous une social-démocratie à bout de souffle, dans une sorte d’incapacité à penser un monde global et local, replié et ouvert… mais c’est le sujet d’un autre article.

 

Ce mercredi, François-Mitterrand répond à vos questions sur 20minutes.fr

Pour tout comprendre et tout lui demander, cliquez ici

La Rédac 

23/04/2008

Le PS a trouvé sa boussole

Par Philippe Gailhardis

Moins palpitant que les amours de notre président, l’aggiornamento du parti socialiste n’aura guère retenu l’attention des médias, spécialement de ces médias de droite qui reprochaient depuis si longtemps au PS son archaïsme supposé et ne se lassaient pas de lui citer en exemple le SPD allemand et son fameux congrès de Bad Godesberg!

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Pourtant, tout est là: le réformisme (à la trappe «révolution» et «lutte des classes»), l’économie sociale de marché chère à nos amis d’Outre-Rhin depuis Bismarck, et même la défense d’un «secteur privé dynamique», le tout saupoudré d’une bonne dose de préoccupation environnementale. Qu’on n’aille plus, après cela, nous confondre avec des marxistes!

Hormis le très prévisible Mélenchon, qui a saisi le prétexte de l’Europe pour se distinguer une fois de plus (mais se récrierait si on osait le qualifier de souverainiste), tout ce que le PS compte de caciques, de courants et de baronnies a approuvé le texte qui va être soumis à débat dans les sections.

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